Aller au contenu principal
Font Size

Les services de remplacement répondent présent !

Malgré le confinement effectif depuis plus de deux semaines, l’activité continue pour les services de remplacement et leurs groupements d’employeurs à temps partagé. Moyennant néanmoins des mesures draconiennes de protection des salariés !

"Si tout le monde respecte les gestes barrières, il n’y a aucun risque", affirme Anaïs Dietenhoeffer, salariée à Partag’emploi.

"Dans le cadre des décisions gouvernementales prises ces derniers jours, nos services de remplacement et groupement d’employeurs sont soumis à une continuité de service et maintiennent donc leurs activités", ont précisé, dans un communiqué commun en date du 24 mars, Ille-et-Vilaine remplacement et Alterrenative’35, le Sdaec, Finistère remplacement et Partag’emploi.

Des salariés en poste

Et de fait, tout le monde est sur le pont. "Dans les bureaux, il ne reste plus qu’un collaborateur ou deux, précise Marc Sparfel, producteur de lait à Loctudy (29) au nom des trois structures départementales. Les responsables de secteur travaillent à partir de chez eux". Les salariés de remplacement, eux, sont en poste. "Et nous ne sommes même pas en tension, vacances et formations ayant été annulées".

Marc Sparfel
Marc Sparfel, vice-président de Finistère remplacement.

Préserver la santé des salariés

Néanmoins, comme tout employeur, les services de remplacement ont l’obligation de tout mettre en œuvre pour préserver la santé de leurs salariés. "Nous avons donc commencé par rappeler à nos adhérents et à nos salariés les gestes barrières pour éviter la propagation du coronavirus", indique Marc Sparfel. Mais les services de remplacement et les groupements d’employeurs ont voulu aller plus loin et, ensemble, ont édicté un certain nombre de mesures pour parvenir à une réelle distanciation sociale. "Les consignes peuvent désormais se donner par téléphone. Et les pauses sont soit supprimées soit prises à tout de rôle". De la même manière, hors de question de se retrouver à deux dans la cabine d’un tracteur ou dans la fosse de traite. "Et tant pis si la traite dure plus longtemps… Il faut privilégier la sécurité". Sans oublier de désinfecter tout ce qui peut éventuellement être contaminé : clavier d’ordinateur, poste de conduite du tracteur...

Des consignes impératives

"Il faut penser à la sécurité de nos salariés et de leurs familles, mais aussi à notre propre sécurité, précise Marc Sparfel, bien conscient que toutes ces consignes ne sont pas simples à mettre en œuvre. Mais elles sont impératives, y compris quand on ne tousse pas : il y a tellement de cas asymptomatiques ! Si elles ne sont pas appliquées, il est clair que nos salariés pourront exercer leur droit de retrait".
Pour le moment, les services de remplacement et les groupements d’employeurs ne comptent pas de malades du Covid 19, ni parmi leurs salariés ni parmi leurs adhérents. "Mais nous répondrons bien évidemment présent quand le cas se présentera chez un adhérent". Avec, sans doute, à la clé, des mesures encore plus draconiennes pour éviter la contamination. "En espérant que l'épidémie ne soit pas trop importante…".

 

 

 

Penser d’abord à se protéger

Salariée à Partag’emploi, le groupement d’employeurs à temps partagé du Finistère, Anaïs Dietenhoeffer a modifié son quotidien, au travail, pour se protéger du coronavirus. Et c’est en toute sérénité qu’elle prend son poste, chaque matin.
Lundi et vendredi en lait, à Guissény, le reste du temps en porc, à Plouider : l’emploi du temps d’Anaïs Dietenhoeffer se partage toutes les semaines entre deux élevages et deux productions. Loin de toute routine, une alternance qui plaît à la jeune femme, 22 ans, salariée en CDI depuis septembre dernier à Partag’emploi. Avec l’apparition du coronavirus, son quotidien s’en trouve un peu bousculé. "Sur l’exploitation laitière, on n’a pas changé grand-chose, reconnaît Anaïs. Nous avions déjà l’habitude de travailler chacun dans son coin. Simplement, on se dit désormais bonjour de loin, le matin". Et plus question de monter à deux sur le tracteur ou dans la voiture de la ferme !
Sur l’élevage porcin, qui compte plusieurs salariés, des mesures strictes ont été prises. "À 10h, on ne prend plus le café tous ensemble. Et à midi, ceux qui déjeunent sur place font attention à rester suffisamment éloignés les uns des autres". Mais au gré des différentes tâches à réaliser, les salariés peuvent être amenés à se retrouver à plusieurs, sans qu’il soit toujours possible de respecter la distance minimale d’un mètre. "Nous sommes alors équipés de masques et de gants, notamment lors des soins aux porcelets".
Des mesures adoptées par tous et qui permettent à Anaïs de partir travailler sereinement tous les matins. "Si tout le monde respecte les gestes barrières, il n’y a aucun risque, affirme la jeune femme. Il faut d’abord penser à se protéger. Et à protéger les autres".

Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Terra
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Terra
Consultez les revues Terra au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière Terra
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Terra.

Les plus lus

Acceptabilité sociétale : ouvrir, montrer et démontrer
Alors que s’ouvre dans quelques jours en mairie d’Arzal (56) leur dossier d’enquête publique, les associés de la SCEA de Kerollet…
Canettes tueuses, quand l'incivilité tue
Depuis deux ans, le Gaec de Kerforn, à Caudan, a du se résoudre à faire euthanasier six vaches sur la centaine de laitières qui…
Méthanisation : un procédé d’avenir, moyennant quelques précautions
L’affaire a fait grand bruit dans le Finistère : en début de semaine dernière, une fuite provenant d’une unité de méthanisation a…
Une nouvelle équipe chez les Jeunes agriculteurs
S’ils ont tenu leur assemblée générale juste avant le confinement, le Covid a ensuite bloqué les élections du Bureau et du…
Valens, le nouveau verrat équilibré d’Axiom
La firme génétique met sur le marché un nouveau verrat dont l’objectif est de répondre aux exigences des producteurs français.…
Maïs : estimer sa date de récolte
Point de situation des maïs à la mi-août. Les premières récoltes sont attendues dès la fin août pour la moitié sud de l'Ille-et-…
Publicité