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Les stages, un atout

Alors que les contraintes administratives pleuvent sur les stages, les Maisons familiales affirment qu'il s'agit d'un véritable atout dans une formation mais aussi pour l'entreprise.

Vincent Mathieu, directeur de la Fédération départementale des Maisons familiales.
Vincent Mathieu, directeur de la Fédération départementale des Maisons familiales.
© Chantal Pape

"Le stage est à considérer comme une réelle période de formation", affirment les Maisons familiales. Impossible de raisonner autrement quand les élèves y passent la moitié de leur temps. "A la fin de l'année scolaire, ils doivent passer le même diplôme que les autres. Les formateurs doivent donc exploiter ce qu'ils ont appris en stage et bâtir leur plan de formation en conséquence".

Pierre angulaire de la formation en Maison familiale, le stage est pourtant soumis à rude épreuve en ce moment ! "En agriculture, il faut obtenir une dérogation pour la conduite des engins agricoles, énumère Vincent Mathieu. Les maîtres de stage doivent tenir leur DUER à jour et enregistrer les temps de présence du stagiaire". Et, cerise sur le gâteau, ils doivent désormais les rémunérer dès que le stage dépasse les deux mois.

 

Dérogations

 

"Cette rémunération est certes un atout pour les jeunes et les familles, reconnaît le directeur de la Fédération départementale des Maisons familiales. Mais le fait qu'elle soit obligatoire est un frein pour les agriculteurs, qui veulent pouvoir juger seuls si le stagiaire la mérite ou non. Et surtout pouvoir la moduler, entre un jeune qui démarre, qui a tout à apprendre et à qui il faut consacrer du temps, et un autre, bientôt diplômé, et déjà autonome". Cette rémunération étant inenvisageable faute de budget dans certains secteurs d'activité, hôpitaux, maisons de retraite..., les Maisons familiales ont finalement obtenu une dérogation, avec un temps de présence porté à à trois mois.

Pourtant, et les Maisons familiales le martèlent avec force, ces stages sont un atout et une richesse. Pour le jeune, d'abord, qui apprend sur le tas. Pour la structure accueillante, aussi. "C'est une aide. C'est aussi la transmission d'un savoir". Et nombreuses sont les structures à embaucher à l'issue d'un stage qui s'est bien passé. "Et nos anciens élèves deviennent à leur tour maître de stage".

Mais, pour que la boucle fonctionne, il faut que la Maison familiale soit impliquée sur son territoire et en lien étroit avec le milieu professionnel. "Il faut aussi que l'information circule. C'est la raison pour laquelle nous avons mis sur pied un cahier de liaison entre la famille, l'école et le maître de stage".

 

Les MFR en quelques chiffres

 

 

- 11 établissements,

- 1 654 élèves,

- de la 4ième à la licence pro,

- 37% en services aux personnes,

- 26% en production agricole,

- 9% en élevage du cheval,

- 8% en agroéquipement

- 81% de réussite aux examens,

- 93% des actifs ont un emploi 3 ans après leur sortie,

 

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