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L’Europe adopte son étiquetage des viandes fraîches

Après de longs mois de discussions, les États membres ont donné leur feu vert à un dispositif européen d’étiquetage de l’origine des viandes fraîches de porc, mouton, chèvre et volaille.

L’étiquetage pour la viande fraîche concernera désormais aussi la volaille, le porc, le mouton et la chèvre.
L’étiquetage pour la viande fraîche concernera désormais aussi la volaille, le porc, le mouton et la chèvre.
© Réussir/J.-C. Gutner

Jusqu’à présent uniquement imposée à la viande de bœuf, cette traçabilité entrera en vigueur le 1er avril 2015. Une conséquence directe de l’affaire dite de la viande de cheval. Comme c’est déjà le cas pour la viande fraîche de bœuf, les experts des États membres ont adopté le 5 décembre les nouvelles règles d’étiquetage de l’origine de la viande fraîche et congelée de porc, volaille, mouton et chèvre. La Commission proposait dans un premier temps de ne mentionner que les lieux d’élevage et d’abattage mais, après discussions avec les États membres, pour qu’une viande soit étiquetée avec la mention "origine : (État membre ou pays tiers)" il faudra que l’animal soit né, ait été élevé et abattu dans le pays.

Pourtant, Bruxelles estimait que l’étiquetage du lieu de naissance des animaux nécessiterait de nouveaux systèmes de traçabilité au niveau des exploitations ce qui conduirait à une augmentation inutile des coûts pour les producteurs et les consommateurs. Les États membres avaient convenu en 2011 de mettre en place un tel dispositif et avaient jusqu’au 13 décembre pour se mettre d’accord.

 

Si l’animal est né, a été élevé ou abattu dans des pays différents, alors les lieux d’élevage et d’abattage seront indiqués sur l’étiquette. Par exemple : "élevé et abattu en France" ou "élevé en France et abattu en Italie". Si la viande est importée depuis un pays tiers, il sera simplement mentionné "élevé dans : non UE" ou sur une base volontaire le pays peut être mentionné (Argentine…). Un animal sera considéré comme ayant été élevé dans un pays s’il a passé les six mois précédant son abattage dans ce pays pour les moutons et les chèvres. Pour les porcs, ce sont les quatre mois précédant l’abattage qui seront pris en compte et pour les animaux de plus de 80 kg c’est le lieu où ils auront été engraissés depuis qu’ils pèsent 30 kg. Pour les volailles, elles doivent avoir passé le mois précédant leur abattage dans le pays.

à partir du 1er avril 2015

À titre de dérogation, pour les viandes hachées et les garnitures il sera possible de simplement préciser l’origine UE ou non UE de la viande : "élevé et abattu dans : l’UE" par exemple, voire, comme cela peut être le cas avec ce type de produits, "élevé et abattu dans : UE et non UE". Également à titre de dérogation, il sera possible pour la viande découpée provenant de pays tiers de ne préciser comme lieu d’élevage que l’origine "non UE". Par contre, dans ce cas, le nom du pays tiers d’abattage doit être mentionné.

Trois États membres se sont abstenus (la République tchèque, la Belgique et la Roumanie) et deux s’y sont opposés (Suède et Pologne). Cette nouvelle législation, une fois formellement adoptée par le Conseil et publiée au Journal officiel, entrera en vigueur à partir du 1er avril 2015 afin de laisser le temps à la filière de s’organiser.

 

Agra

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