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Limousine Finistère : les 30 ans d'une épopée

En trente ans, le syndicat Limousine Finistère a fait connaître et développé une race qui, avec 9 000 vaches aujourd'hui, compte véritablement dans le département.

Dimanche prochain, le 29 juin, une centaine d'adhérents de "Limousine Finistère" se retrouveront à la station de Kerlavic, près de Quimper, pour fêter les trente ans du syndicat. Aujourd'hui, la Limousine fait partie des trois grandes races à viande du département, avec 9 000 vaches allaitantes, environ 500 femelles labellisées chaque année et des éleveurs reconnus au plan national en matière de génétique.

 

L'expansion dans les années 80

René Danion, fondateur et président du syndicat de race de 1977 à 1991, est aussi l'éleveur qui a introduit la Limousine dans le Finistère. Il est allé chercher les premières bêtes dans le berceau de la race, d'abord un taureau pour faire des croisements sur ses Bretonne pie noire, puis des femelles Limousines en 1967. "A l'époque il n'y avait pas moyen de trouver de bons trayeurs qui souhaitent rester, et l'élevage laitier était très prenant", se souvient-il. C'est pour ces raisons de main-d'œuvre, curieusement semblables à celles qu'on connaît aujourd'hui, que René Danion est passé aux bovins viande. "Le premier rôle du syndicat a été de faire connaître la race aux agriculteurs du Finistère qui, pour certains, ne la connaissaient même pas de nom".

La dynamique Label

Quand Maurice Even a pris la relève à la présidence du syndicat en 1991, les premiers concours de la race ont commencé. "Les élevages du département s'étoffaient et sortaient du département pour exposer", témoigne Maurice Even qui a finalement conclu son mandat par un challenge de taille en 2005 : l'organisation du National à Quimper.

Le Label rouge Limousin fut aussi implanté dans le Finistère en 1995. "Il a permis à la race de prendre de l'essor" indique Raymond Barré, de la Chambre d'agriculture. Selon l'actuel président du syndicat, André Riou, le challenge d'aujourd'hui est celui de la commercialisation, face à une disparition des boucheries traditionnelles et une baisse de la consommation. Pour le relever, la Limousine a au moins l'avantage de disposer d'un troupeau conséquent dans le Finistère qui permet maintenant de fournir un volume régulier.

 

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