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Syndicat départemental de la propriété privée rurale
Loyer des terres trop faible, installation menacée

Lors de son AG le 25 avril dernier à Vannes, le Syndicat départemental de la propriété privée rurale a de nouveau alerté du faible montant du loyer des terres, qui incite à la vente, au détriment des installations.

Dans une motion, le syndicat "demande très fermement au gouvernement de retenir principalement l'évolution du prix du foncier pour le calcul du loyer de la terre", devant l'évolution de l'indice du coût de la vie, et le revenu brut d'exploitation. "Il semble absurde de se voiler la face et de retenir des paramètres qui n'ont rien à voir avec le prix de la terre que nous louons", indiquait Hervé du Cleuziou, président du syndicat. Contestant le calcul du RBE, il estime en revanche que "la Safer dispose de tous les éléments pour évaluer l'évolution du prix du foncier".

 

Hausse de +4,5% en 13 ans

2007 a marqué un arrêt dans la baisse constante du loyer les cinq années précédentes, puisque l'indice est passé de -0,55% à +0,54%. Une évolution cependant négligeable pour le syndicat qui déplore un progrès d'à peine +4,5% du loyer de la terre en treize ans. Selon Hervé du Cleuziou, le risque de vente, au détriment des jeunes qui s'installent, est réel. Or la location reste encore le moyen le plus facile pour un jeune agriculteur.

"Dans un département fortement convoité, la place doit être gardée pour une agriculture professionnelle", signalait également Pierre-Yves Le Bozec, président des JA. "Des relations de confiance entre propriétaires et agriculteurs sont fondamentales pour sécuriser le foncier par la location sur un certain nombre d'années, d'autant que le chiffre d'affaires d'une exploitation est essentiellement ramené à l'hectare", poursuivait-il.

Alain Dubois, propriétaire à Saint-Avé et élu de la Chambre d'Agriculture, a par ailleurs présenté la charte de l'urbanisme, parue en fin 2007, à laquelle un ensemble de partenaires ont collaboré, et dont l'objectif est de "sauver les terres agricoles face à la pression de l'urbanisation".

 

Audrey Dibet

E. Salmon Legagneur : "Pourquoi pas des OGM en Bretagne ?"

Emmanuel Salmon Legagneur est venu apporter son point de vue de scientifique sur la question des OGM. "Le doute est légitime, a-t-il affirmé, mais je ne vois aucun obstacle objectif au développement des OGM en France".

Selon lui, aucune toxicité sur le milieu n'a jusque là été démontrée, l'ingestion est sans aucun risque sur la santé humaine, et surtout les OGM sont particulièrement contrôlés. Même si le risque de dissémination des gènes existe dans le cas du colza, l'Inra a montré qu'il y avait très peu de fécondation croisée et aucune résistance induite. E. Salmon Legagneur estime toutefois que "la coexistence entre cultures GM et non GM, en particulier bio, est un problème sérieux".

Côté avantages en revanche, les OGM représentent une économie considérable de temps et de moyen pour la sélection. Ils permettent de réduire l'utilisation d'intrants, et par conséquent diminuent les coûts de production et limitent le nombre de passages, avec un bénéfice sur l'environnement et sur la santé. Ils intéressent diverses activités : santé, productions végétales et animales, agro-alimentaire et environnement. Si le soja, maïs, coton, colza sont les quatre plantes phares, de nombreuses autres sont concernées (betterave, riz, tomates, etc.).

Le scientifique a aussi noté que 120 millions d'hectares de plantes GM sont cultivés dans le Monde, (+12% tous les ans). Les USA sont en tête, suivis de la Chine, l'Australie, et l'Afrique du Sud. La France est dernière des dernières, avec 25 hectares en essais.

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