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Mangeons-local.bzh, un annuaire pour recenser producteurs et astuces

Il s'était déjà lancé dans l'aventure en 2015, avec un site Internet recensant les producteurs en circuit court en Cornouaille. Après avoir dupliqué l'opération sur le Léon, le vannetais..., Steven Pennec réunit tous les sites en un seul. Et en profite pour proposer une page Facebook, diffuser des astuces et conseils pratiques pour passer sans trop de difficultés à une consommation plus locale...

"Je m'interrogeais sur mon alimentation". C'est en surfant sur Internet que Steven Pennec, trentenaire de la région de Quimper (29), découvre le locavorisme, cette envie de consommer local. "Quand c'est possible", rajoute aussitôt le jeune homme, qui n'entend pas renoncer au café, dont il est friand, aux bananes ou au chocolat. "Mais quand le choix existe, autant consommer ce qui a été produit à côté de chez moi".

Mais il est vite confronté à une autre difficulté... "C'est compliqué de trouver une liste de producteurs qui vendent en circuit court, de savoir ce qu'ils proposent". En 2015, il lance donc un premier site Internet, Locavore de Cornouaille, et prend son bâton de pélerin pour aller à la rencontre des agriculteurs. "Souvent, ils ne sont pas très à l'aise avec Internet. Et ils manquent de temps pour tenir un site à jour, ouvrir une page Facebook...".

Locavore de Cornouaille se veut une sorte de catalogue, référençant autour de Quimper les produits disponibles. "Chaque producteur dispose d'une page, où il peut expliquer comment il travaille...". Rapidement, Steven Pennec fédère autour de lui d'autres passionnés par la démarche pour ne pas y consacrer trop de temps. Et, uniquement basé sur le bénévolat, le site est entièrement gratuit, tant pour le producteur qui s'inscrit que pour le consommateur qui le consulte.

175 producteurs

Répondant à un réel besoin, l'initiative fait tâche d'huile et de nouveaux sites font leur apparition sur la toile, Locavore du Léon, du Trégor, du vannetais, de Nantes... Et, avec une quarantaine de bénévoles, dont une quinzaine vraiment actifs, Steven Pennec se retrouve rapidement avec neuf sites à gérer sur son temps libre. "Ce devenait compliqué", reconnaît le jeune homme qui décide, fin 2018, de les regrouper en un seul. "Et parce que le terme de locavore n'était pas encore connu de tous, on a décidé de l'appeler Mangeons-local.bzh, ce qui parle à plus de monde".

Lancé courant mai, le site recense désormais 175 producteurs, et compte quatre à cinq inscriptions par semaine. À chacun sa fiche, avec photo du producteur, description de son activité, horaires d'ouverture du point de vente... "À l'inverse de la grande surface, où tout reste anonyme, ici on peut tout savoir : comment sont nourris les animaux, la variété des tomates...".

Et parce qu'il n'est pas toujours simple de savoir comment consommer local, le site donne aussi trucs et astuces pour "réfléchir différemment, acheter différemment sans que ça devienne galère". Le tout avec une touche d'humour pour agrémenter la lecture. "Je viens de quitter mon emploi dans un grand groupe pour me lancer dans le web marketing. Le site me permet de tester mes idées grandeur nature".

10 000 abonnés

La page Facebook, elle aussi rebaptisée Mangeons local en Bretagne, est maintenant suivie par plus de 10 000 personnes. "La progression est fulgurante", se félicite celui qui y assure le rôle de community manager. Ses abonnés ? "Plutôt des femmes, âgées de 25 à 45 ans. C'est souvent au moment de la naissance de leur premier enfant qu'elles commencent à s'interroger sur leur consommation et vont chercher à manger plus sainement".

À peine le nouveau site bouclé que déjà d'autres projets fourmillent, notamment avec l'arrivée de la vidéo. Si la gratuité reste le fil conducteur du projet, "pas question d'y voir fleurir de la pub", le site devrait aussi d'ici peu nouer des partenariats avec des entreprises locales.

"On peut se développer encore, sourit le trentenaire, en évoquant les 4,4 millions d'habitants de la Bretagne, Loire-Atlantique comprise. Le consommateur a aujourd'hui un vrai intérêt à consommer local".

 

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