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Marché du porc : les pourparlers se poursuivent... sans cotation

Pas de cotation au marché du porc à Plérin lundi dernier, aucune annoncée ce jeudi. Les démarches entamées autour de la convention du marché se poursuivent avec les abatteurs.  

Philippe Bizien, président du comité régional porcin breton lequel regroupe le syndicalisme, les chambres d'agriculture et les organisations économiques.
Philippe Bizien, président du comité régional porcin breton lequel regroupe le syndicalisme, les chambres d'agriculture et les organisations économiques.
© Terra

Hormis l'abatteur Bigard-Socopa, les discussions "compliquées" au marché du porc breton se poursuivent autour de l'évolution de la convention du marché. Lundi dernier, une nouvelle réunion de travail avait lieu avec les abatteurs, dont la Cooperl. Le dossier serait avancé avec l'entrée en lice des juristes et des avocats avant les éventuelles signatures des parties. Mais la situation reste sensible, rien n'est encore conclu.

L'intérêt d'un prix public

Depuis le 8 octobre, les séances de cotation sont donc suspendues.

Philippe Bizien, président du comité régional porcin, lundi 19 octobre, a réaffirmé la nécessité de garder un outil technique. "Un prix public protège les plus petits et les plus faibles. Sans ce prix, c'est le retour du marchand de cochon dans les exploitations avec des pratiques infernales et des prix différenciés selon la taille, la situation géographique de l'élevage...". Le responsable régional relate qu'avec cette crise, une prise de conscience émerge. "Quand le marché fonctionnait, il y avait des détracteurs. Aujourd'hui, on reconnaît l'utilité d'un prix public de référence". Pour le responsable, l'enjeu est la réécriture de la convention et son application par tous. L'absence de Bigard-Socopa demeure cependant un point noir. "La roue tourne, ils en sont conscients", estime Philippe Bizien.

Reste que la situation en ce début de semaine était toujours bloquée avec des prix "maison" par abattoir et des problèmes de fluidité dans les élevages, avec des records de poids de porc à plus de 94 kg, "et des différences importantes entre les éleveurs et les groupements".

Travailler avec les GMS

Vendredi 16 octobre, les représentants du syndicalisme, des chambres d'agriculture et de l'économie des CRP du grand Ouest ont travaillé sur l'étiquetage d'origine des produits transformés, la valorisation du porc en restauration hors foyer et le soutien à l'export. Des dossiers considérés "incontournables",  pour lesquels le courage politique du ministre Le Foll est demandé. "Si le ministre prenait un décret sur l'étiquetage obligatoire - bien qu'euro-incompatible - cela provoquerait le débat !".

L'autre chantier entamé par les CRP serait un  "contrat sociétal" en partenariat avec la grande distribution, à l'image de l'initiative collective des Allemands sur le "bien-être animal". "Quelque chose de plus large qui valorise auprès du consommateur le travail des éleveurs".

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