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Laurent Kerlir - Président de la chambre d’agriculture du Morbihan
Marre des dégâts de choucas !

Marre de constater les dégâts sur nos maïs, nos jeunes légumes, par les choucas.

Marre de devoir resemer et parfois constater de nouveaux dégâts.

Marre de voir attaquer des arrêtés de tirs dans le Morbihan. Marre de constater chaque année des dégâts malgré la solution de tir autorisée et utilisée dans le 22 et 29. Marre de voir les dégâts et surface en resemis de maïs atteindre voire dépasser ceux générés par les autres ravageurs (taupins, mouches…)

Il faut comprendre les agriculteurs qui sont confrontés à ces dégâts. Ils sont attaqués dans leur portemonnaie avec un coût de resemis. Ils sont attaqués dans leur moral de refaire un travail bien fait, et désabusés de n’avoir pas de solution efficace : pas de répulsif adapté et suffisamment efficient. Le tir ne solutionne pas tout, et les efaroucheurs sonores ne font que les repousser dans le champ du voisin et engendrent des tensions avec le voisinage en zone péri-urbaine.

Le choucas c'est le loup des Alpes et l’ours des Pyrénées ... tous les trois sont des espèces protégées. Tous les agriculteurs concernés sont exaspérés. Mais seuls les bretons ne sont pas indemnisés pour des dégâts générés par une espèce protégée.

Les agriculteurs demandent d’abord et avant tout des solutions. Chaque année des dégâts sont déclarés par les agriculteurs. Chaque année les organisations agricoles relancent les agriculteurs de faire ces déclarations malgré l’absence d’évolution du problème. Et cette année encore il est important et nécessaire de faire ces déclarations de dégâts. Chaque année réunions, tours de table, ont lieu en préfecture ou avec la Dréal.

Signe encourageant une étude régionale sur l’espèce a été enfin commandée et débutée en 2020 pour mieux connaître les populations de choucas, leur dynamique et comprendre les ressorts de leur développement depuis une dizaine d’année. Pas simple, car les élevages étaient déjà là, les cultures de maïs dont raffolent ce granivore au semis et à la récolte étaient là aussi.

Les agriculteurs demandent des solutions et que cela avance. Oui il faut se mettre autour de la table, y compris avec les associations environnementales. Oui il faut progresser dans les connaissances et solutions. Mais nous ne pouvons pas laisser les producteurs désabusés, et assumer seuls les conséquences depuis 10 ans. Deux solutions s’offrent à nous : déclasser cette espèce protégée, ou proposer des solutions techniques aux agriculteurs. Ces derniers ont montré que si on leur propose des solutions techniques, ils sont capables de faire évoluer leurs pratiques.

Aidons-les d’une façon ou de l’autre.

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