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Méthanisation : le ministre y croit !

La 3e édition du salon Biogaz, portant sur la méthanisation, s'est déroulée les 29 et 30 janvier dernier à Saint Brieuc.

En coup de vent, Stéphane le Foll a dévalé les allées du salon Biogaz. Il note que : "l'agriculture a sa place dans la production d'énergies renouvelables".
En coup de vent, Stéphane le Foll a dévalé les allées du salon Biogaz. Il note que : "l'agriculture a sa place dans la production d'énergies renouvelables".
© Terra

Le salon aura été marqué par la visite du ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll. Après avoir coupé le ruban d'inauguration et visité les stands, le ministre a tenu une conférence de presse où il rappelle son ambition de développer les énergies renouvelables, en partie grâce à la méthanisation agricole. Le ministre commence par faire le bilan de la méthanisation en France : 140 unités à la ferme (soit 23 MW installés), 30 projets existent dans les Côtes d'Armor. "Le projet est en train de décoller. Il entre dans sa phase d'investissement. Nous devons accompagner, maîtriser et organiser son développement". Le ton est donné. L'objectif d'Emaa, pour Énergie méthanisation autonomie azote - plan de deux milliards d'euros visant les 1 000 unités de méthanisation en 2020 - présenté en mars dernier par le ministre reste d'actualité.

 

Cinq mesures phare

Stéphane Le Foll se lance alors dans l'énumération de cinq mesures phares qui doivent soutenir cette nouvelle filière. Sur la question de la valorisation des déchets, il estime que "c'est un enjeu à poursuivre". Il revient également sur les tarifs de rachat, qui se compliquent. "Nous avons revalorisé la prime d'effluents d'élevage. Cette voie s'annonce aujourd'hui compliquée puisque la Commission européenne l'apparenterait, c'est en discussion, à une aide d'État dont les règles sont très strictes". Le ministre relance également le débat sur la fiscalité : "la question est de savoir ce que l'on va garder dans la méthanisation comme activité agricole et ce qui bascule dans l'activité industrielle" (% d'apport organique). Concernant la simplification des démarches administratives, le ministre souhaite faciliter les démarches pour les Gaec. Il rappelle aussi avoir relevé le seuil d'autorisation (étude d'impact et enquête publique) de 50 à 60 tonnes d'intrants par jour pour aider les petites et moyennes unités à se développer. Par ailleurs, la mise en place d'autorisation et de certificat de projet unique seront mis en place dans les préfectures dès mars prochain. Enfin, Stéphane le Foll estime qu'il est essentiel de valoriser les déchets. Et d'expliquer : "pour la méthanisation, il faut que ce qui est produit à l'issue du processus de fermentation soit normé afin de l'utiliser sur les sols".

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