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ACTION VACHES À HAUT POTENTIEL
Mode d'emploi

Juillet 2010, en Finistère et Côtes d'Armor; janvier 2011 en Ille et Vilaine et Morbihan : l'action VHP, Vaches à haut potentiel, pilotée par les GDS, est désormais opérationnelle sur les 4 départements bretons.

Responsable technique du GDS 29, Fabrice Bidan coordonne l'action vaches à haut potentiel pour les 4 départements bretons.
Responsable technique du GDS 29, Fabrice Bidan coordonne l'action vaches à haut potentiel pour les 4 départements bretons.
© Terra

"Une caisse pour les vaches à haut potentiel existe depuis plus de 25 ans dans les Côtes d'Armor, explique Fabrice Bidan, responsable technique du GDS 29. Ce sont les éleveurs des autres départements bretons qui nous ont demandé de monter quelque chose de similaire chez eux". Créée à l'origine pour les éleveurs de Prim'Holsteins fréquentant les concours et craignant une contamination de leurs animaux à cette occasion, l'action s'adresse maintenant à toutes les races, laitières comme allaitantes.


Adhérer à l'OS

"Pour cotiser à cette caisse, il faut être adhérent à l'organisme de sélection, l'OS, ex Upra de la race", précise Fabrice Bidan. Car c'est l'ISU moyen du troupeau, ou l'Ivmat en race allaitante, qui va servir à déterminer le montant des cotisations. "Pour chaque race, nous avons utilisé l'ISU ou l'Ivmat moyen de la région : c'est l'indice de base". Il est, par exemple, de 117 en Prim'Hol-stein, pour une cotisation de 5,12 ?/vache inscrite, de 100 en Blonde d'Aquitaine, pour une cotisation de 12,80 ?/bovin inscrit. Et, plus il est élevé, plus les cotisations sont importantes, pouvant atteindre 13,54 ? pour un ISU moyen de 140 en Prim'Holstein, 31,10 ? pour un Ivmat moyen de 120 en Blonde d'Aquitaine. "En races laitières, seules les femelles de plus de 24 mois cotisent. En races allaitantes, les éleveurs ont souhaité y ajouter les mâles reproducteurs inscrits à l'OS".


Une indemnisation supplémentaire

Cette caisse va permettre aux éleveurs de recevoir une indemnisation supplémentaire lors d'évènements sanitaires. "En cas de tuberculose, brucellose, leucose, salmonellose ou botulisme, l'indemnisation est versée à taux plein", indique Fabrice Bidan. L'estimation va dépendre de l'ISU ou de l'Ivmat individuel de l'animal : 1 540 ? en Prim'Holstein pour un Isu de 117, 3 787 ? s'il atteint 170..., 1 992 ? en Blonde d'Aquitaine pour un Ivmat de 100, 5 704 ? s'il atteint 140... "Il s'agit là d'une indemnisation maximale, déduction faite des sommes versées par ailleurs par le GDS au titre de la lutte contre ces maladies, et d'une éventuelle valorisation bouchère".
Pour l'IBR, la paratuberculose, la néosporose, la FCO et la maladie des muqueuses, l'indemnisation est forfaitaire, en races laitières comme allaitantes (voir tableau ci-contre). "Une revalorisation, de 300 à
2 000 ?, a été mise en place pour les vaches à morphologie exceptionnelle, ajoute Fabrice Bidan. Et, bien qu'ils ne cotisent pas, l'action couvre aussi les veaux et les génisses".
Profitable pour tous
Mais, si le GDS a mis une telle action en place, c'est aussi parce qu'il compte bien en profiter pour améliorer le volet sanitaire. "Pour des maladies comme néospora ou BVD, l'objectif est bien d'assainir les élevages adhérents". Un assainissement qui bénéficiera à tous puisque ces élevages, possédant des animaux de haute valeur génétique, vendent beaucoup de reproducteurs. "Le vendeur valorisera mieux sa génétique. Et l'acheteur sera sécurisé".

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