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MPB : séance d'explications

Les responsables du marché du porc, dans un courrier, font état d'une situation préoccupante. Cooperl et Bigard désertent toujours la salle des marchés.

© Terra

La situation est suffisamment préoccupante pour que le marché du porc à Plérin diffuse la semaine dernière un courrier sur les événements qui se prolongent depuis le début du mois d'août. La situation était encore figée lors de la séance de cotation jeudi 27 août, Cooperl et Bigard-Socopa toujours absents de la salle des marchés. Dans le courrier, Daniel Picart, président et Jean-Pierre Joly, directeur du MPB, indiquent que l'un des opérateurs, Cooperl, "conditionne son retour à la révision de deux points essentiels de la convention : la supression du prix de retrait et la suppression de l'obligation d'affectation".  Les responsables ajoutent : "accèder à ces demandes équivaudrait à saborder le MPB. La convention permet d'encadrer les hausses et les baisses de façon raisonnable, ce qui évite les spéculations et les trops grands écarts de prix préjudiciables au commerce".  Dans les couloirs de la maison du porc, les commentaires s'échangent. Si la suppression des règles peut favoriser la venue de nouveaux acheteurs, il n'est pas souhaité une forme de marché "libre". La dernière version de la convention a été signée le 30 mars 2015 par les deux opérateurs. "Ce n'est pas la convention de marché qui pose problème", partage le directeur Jean-Pierre Joly. Lundi 31 août, la cotation était de 1,386 €/kg.

Après la période de promotions...

Le problème de fluidité des porcs se pose aux éleveurs, la situation sera d'autant plus tendue et compliquée une fois la période des promotions terminée d'ici une à deux semaines. Si Bigard-Socopa abat le même nombre de porcs qu'auparavant avec un apport en direct, ce sont près de 10 000 porcs par semaine qui ne rejoignent plus les lignes d'abattage de la Cooperl. "Il faut que les cochons partent", confirme Michel Bloc'h, président de l'UGPVB, qui atteste d'une "situation compliquée, inédite", créée par un cours à 1,40 €. Les responsables du marché du porc breton en appellent à la solidarité entre "tous les éleveurs cadran et direct, pour prioriser les porcs les plus lourds afin de pénaliser le moins possible certains éleveurs".

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