Aller au contenu principal

Neuf éleveurs limousins livrent en direct deux grandes surfaces

Voilà 5 ans déjà que des éleveurs du Centre Bretagne écoulent une partie des femelles de leur troupeau limousin auprès des Centres Leclerc de Carhaix et Pont l'Abbé.

Autour d'Hervé Kermarec, propriétaire du Leclerc de Carhaix, les éleveurs de Limousines qui livrent l'enseigne toutes les semaines en femelles de moins de 7 ans.
Autour d'Hervé Kermarec, propriétaire du Leclerc de Carhaix, les éleveurs de Limousines qui livrent l'enseigne toutes les semaines en femelles de moins de 7 ans.
© Chantal Pape

"On se réunit tous les deux mois pour faire le planning". Installés à Gourin, Plounévézel, Plévin ou Berrien, ils sont aujourd'hui neuf éleveurs de Limousines à livrer régulièrement les enseignes Leclerc de Pont l'Abbé et Carhaix. Une aventure qui a démarré il y a 5 ans.

 

Livrer toute l'année

 

"Mon frère est propriétaire du magasin de Pont l'Abbé, raconte Dominique Bellec. Il me demandait toujours quand j'allais le livrer". L'éleveur de Motreff finit par franchir le pas mais, pour assurer des livraisons régulières, il fait d'abord appel à un puis deux éleveurs voisins, avant que le groupe ne se stabilise à neuf, après l'arrivée du Leclerc de Carhaix, lui aussi intéressé par cet approvisionnement local.

"A nous deux, nous nous sommes engagés à acheter quatre animaux/semaine", indique Hervé Kermarec, le propriétaire du magasin. La demande est régulière d'un bout à l'autre de l'année et la viande est travaillée sur place, par les bouchers de l'enseigne. "La photo de l'éleveur figure toujours en rayon". Une façon d'instaurer une plus grande proximité avec le consommateur. "Et il n'est pas rare qu'ils nous interpellent", indique Ronan Le Gléau, éleveur à Plounévézel. Si c'est désormais pour les complimenter, cela n'a pas toujours été le cas. "Au début, on a eu un peu de mal à se caler, les animaux étaient trop gras. Il y avait aussi une grande différence entre nos élevages. Et, d'une semaine à l'autre, le consommateur ne s'y retrouvait pas". Le groupe fait alors appel à un nutritionniste et, ensemble, ils décident d'une même ration de finition, distribuée pendant deux mois.

 

Un contact direct avec le consommateur

 

Une démarche que tous assurent gagnant-gagnant. "J'ai la garantie de la traçabilité, de l'origine, d'une viande de qualité, et de la régularité de cette qualité, détaille Hervé Kermarec. "Et nous avons fixé nos prix, qui tiennent compte de nos coûts de production, ajoutent les éleveurs, qui apprécient aussi le contact direct avec le consommateur, notamment lors des animations qu'ils réalisent en rayon deux ou trois fois par an. C'est une fierté quand ils nous complimentent".

 

 

Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Terra
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Terra
Consultez les revues Terra au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière Terra
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Terra.

Les plus lus

"Sur les engrais azotés, je ne lâcherai pas"
Déçue sur les dossiers des néonicotinoïdes et du glyphosate, la députée finistérienne LREM Sandrine Le Feur se dit déterminée à…
Des légumineuses bretonnes dans nos assiettes
Graines de pois chiche, haricot rouge, pois et lentille corail sont un bienfait pour l’alimentation humaine et constituent aussi…
La méthanisation, bonne pour la planète ?
Eau, air sol…, quels services ou pas, leur sont rendus par la méthanisation agricole ? Vaste question que celle des aménités et…
La région prend position sur la future PAC
La crise Covid a remis sur le devant de la scène l’importance d’une production agricole locale, ainsi que l’apport de l’…
Elevage bio cherche repreneur
A l’occasion du cap symbolique des 1 000 fermes bio en Finistère, le Gab tire la sonnette d’alarme : en bio aussi, le…
La séparation de la vente et du conseil, un concept plus qu'une réalité
L'indépendance du conseil en phytos, instaurée dans le cadre de la loi Egalim, est en vigueur depuis le 1er janvier. Son objectif…
Publicité