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Nitrates : les teneurs s'améliorent mais encore des efforts à faire !

C'est en substance le message adressé aux agriculteurs par le préfet, Pascal Lelarge, lors de la présentation, vendredi dernier, de la 20e édition des cahiers de la Misen.

Tous les ans, la publication des cahiers de la Misen, la mission inter-services de l'eau et de la nature, est l'occasion de faire le point sur la situation en Finistère. Une situation qui s'améliore. "En 2013, derniers chiffres connus, 68% des masses d'eau du département sont en bon état écologique", détaille Guillaume Hoeffler, DDTM. Mais il reste encore des progrès à faire. "La directive cadre sur l'eau nous fixe pour objectif 83% à l'horizon 2021".

 

 

Eaux superficielles ou souterraines

 

Un raisonnement qui vaut aussi pour les nitrates. "Des progrès notables ont été réalisés. Et les taux de nitrates diminuent dans les eaux superficielles, désormais à 34 mg/l, comme dans les eaux brutes destinées à la consommation humaine, 21 mg/l contre 32 mg en 2000, souligne Pascal Lelarge. Mais des efforts importants restent encore à fournir". Et le préfet du Finistère de citer, pêle-mêle, une fertilisation à ajuster encore plus, des haies et talus à implanter en bas de pente, notamment dans les bassins versants algues vertes, des pratiques culturales à adapter pour éviter érosion et ruissellement...

Si la qualité des eaux superficielles s'améliore, la progression marque le pas du côté des eaux souterraines. "Certes, il n'y a pas beaucoup de nappes dans le Finistère. Mais elles participent à l'apport d'azote dans certains bassins versants algues vertes".

 

Des captages à protéger

 

Obligation légale, la protection des captages d'eau potable se met en place. Et, fin 2016, 95% des ressources en eau souterraines et superficielles bénéficient d'un arrêté de DUP, déclaration d'utilité publique. Ne restent plus à protéger que les captages de Ster Goz, à Bannalec, de Trégarvan, du chenal du Four et de Plabennec.

Du côté des pesticides, le Finistère a enregistré l'an passé un seul dépassement de normes dans les eaux brutes. "Ce sont surtout des herbicides que l'on retrouve, et notamment le glyphosate et l'AMPA, son produit de dégradation", indique Guillaume Hoeffler. "Mais aussi le produit de dégradation de l'atrazine, pourtant interdit depuis 2003", rajoute Julien Charbonnel, de l'ARS, l'agence régionale de santé, en soulignant sa rémanence.

 

Des nuisibles à gérer

 

Pour la première fois, les cahiers de la Misen font aussi le point sur les nuisibles. "L'an passé, plus de 10 000 ragondins ont été capturés dans le département, affirme Guillaume Hoeffler. Un chiffre en très forte progression puisqu'il se situait plutôt aux alentours des 7 000 en 2013-2015 et à moins de 2 000 au début des années 2000.

Classés eux aussi nuisibles, notamment à cause des dégâts causés aux cultures, corneilles noires et corbeaux freux font également l'objet de captures, entre 6 000 et 10 000 par an pour les corneilles, aux alentours de 1 000 pour les corbeaux.

Par contre, le choucas des tours est une espèce protégée. "Si bien protégée qu'elle pullule", constate Pascal Lelarge qui, par autorisation préfectorale, a permis 4 000 destructions par tir en 2016, 5 000 en 2017, pour une population estimée entre 100 000 et 200 000 oiseaux. "Au vu des dégâts causés, une réflexion devra être menée sur les actions à conduire dans les années à venir".

 

 

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