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Une plateforme pour aider cantines et restaurants à acheter local

D'un côté, des agriculteurs de plus en plus nombreux à vouloir commercialiser tout ou partie de leur production en circuits courts. De l'autre, des cantines d'écoles, crèches et autres Ehpad qui doivent, d'ici 2022, réaliser 50 % d'achats durables. Au-delà de la mise en relation des uns et des autres, la plateforme Agrilocal les aide jusqu'à l'achat, en simplifiant la passation des marchés publics.

plateforme Agrilocal
Après avoir été testé sur quatre communautés de communes, Agrilocal 29 a été lancé sur l'ensemble du Finistère par ses différents partenaires : conseil départemental, chambre d'agriculture, maison de la bio, chambre des métiers et mareyeurs. L'outil est déjà en place dans 36 départements français, dont les Côtes d'Armor pour la Bretagne.

"Ici, tout a commencé avec le PAT, le projet alimentaire de territoire, rappelle Florence Cann, conseillère départementale. Nous voulions que les Finistériens aient accès à une alimentation saine et de proximité, en rapprochant producteurs et consommateurs". Et le conseil départemental s'est voulu exemplaire dans les cantines dont il a la charge : collèges, établissements d'accueil de personnes âgées ou handicapées, restaurants administratifs...

 

Trouver des producteurs

Mais si les agriculteurs sont de plus en plus nombreux à vouloir vendre tout ou partie de leur production en circuits courts, comment faire, quand on est cuisinier ou gestionnaire de cantine, pour savoir qui et où ils sont ? C'est pour mettre les uns et les autres en relation que le conseil départemental a choisi la plateforme Agrilocal. Déjà en place dans 36 départements, dont les Côtes d'Armor, elle a d'abord été testée avec succès sur quatre communautés de communes, Quimperlé et Concarneau, Abers et Iroise, avant de s'étendre désormais à l'ensemble du département.

 

Faciliter les achats

"Cet outil numérique permet aux agriculteurs comme aux mareyeurs, artisans, bouchers, boulangers..., de présenter leur entreprise et leur gamme de produits, détaille Aude Chapelle. Et les acheteurs intéressés peuvent directement entrer en contact avec eux". Cerise sur le gâteau, Agrilocal29 accompagne producteurs et acheteurs jusqu'à la transaction finale, en simplifiant et en sécurisant la passation de marchés publics. "Mais la plateforme est aussi ouverte au secteur privé de la restauration", rajoute la chargée de mission Agrilocal29.

Cet outil permet aux agriculteurs de présenter leurs produits.
Et les acheteurs intéressés peuvent directement entrer en contact avec eux.

 

Agriculteurs et mareyeurs

En phase de lancement, la plateforme compte 59 acheteurs, dont 24 collèges, et 118 fournisseurs, dont 71 agriculteurs, 36 artisans et 6 mareyeurs. "La restauration collective est un débouché intéressant pour les producteurs en vente directe", estime Julien Ligneau, chargé de mission alimentation à la chambre d'agriculture de Bretagne. Et la marge de progression est importante, puisqu'ils sont près de 800 dans le département à vendre en circuits courts. Une démarche qui intéresse aussi les mareyeurs. "Le Finistère est le premier département français en ce qui concerne la pêche", indique Jennifer Leroux. Et en présentant l'ensemble d'une filière aujourd'hui mal connue, Agrilocal devrait lever quelques freins à la consommation de ces produits en collèges et lycées.

 

Apprendre à travailler ensemble

Mais l'adéquation offre-demande ne se fait pas du jour au lendemain. "En production légumière, il faut anticiper les commandes au moment des mises en culture", explique Cathy Pichon, chargée de mission restauration collective à la MAB, la Maison de l'agriculture biologique. En productions animales, c'est l'équilibre matière qu'il faut parvenir à gérer. "Au restaurant inter-administrations de Quimper, nous pouvons acheter un cochon entier car nous parviendrons à le valoriser en totalité, affirme Stéphane Rocuet, gérant. Ce n'est pas le cas de cantines plus petites". Et la logistique demeure un frein important. "Mais à condition de se trouver à proximité de structures plus importantes, les crèches, avec leurs 25 repas/jour, parviennent quand même à se faire livrer de faibles volumes", constate Aude Chapelle.

 

Développer les volumes

"Pour le moment, les achats concernent de faibles volumes", note Annie Cotten, agricultrice à Saint Yvi et membre de la MAB. Les acheteurs veulent d'abord tester l'outil". Un pas de temps qu'ont constaté tous les départements qui ont mis en place l'outil. "Cette année, on devrait parvenir à mettre en place des achats plus réguliers, tout au long de l'année, et non pas au coup par coup".

Organisées cet automne, des réunions d'information devraient recruter de nouveaux producteurs et acheteurs, qui se verront ensuite proposer formations et accompagnement personnalisé pour s'approprier l'outil et la démarche Agrilocal.

 

Pratique : Retrouvez le calendrier des réunions d'information sur www.agrilocal29.fr

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