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Le ministre rassurant sur la PAC mais confus sur le reste

S’il a dit comprendre le désarroi des éleveurs, Didier Guillaume, présent hier au Sommet, n’a pas annoncé des mesures significatives, hormis sur la PAC et la sécheresse.

Le ministre de l’Agriculture est arrivé en fin de matinée sur le site qu’il ne devait quitter qu’en fin de journée, à l’issue d’un dîner avec des délégations étrangères venues d’Afrique de l’Ouest. Très attendu par les professionnels du réseau FNSEA-JA, Didier Guillaume leur a consacré un entretien de près de deux heures, avant de poursuivre sa déambulation. Pas d’annonces fracassantes, mais des positions qui rassurent sur certains sujets, et qui inquiètent sur d’autres. Sur la sécheresse, le ministre a annoncé la mise en œuvre rapide du fond calamité qui "sera abondé autant que nécessaire, potentiellement jusqu’à 300 millions d’euros". De manière plus structurelle, il souhaite favoriser le développement des retenues collinaires. Sur la PAC, là-aussi des annonces plutôt réconfortantes en particulier pour le Massif central, avec une attention particulière réservée aux Indemnités compensatoires de handicaps naturels (ICHN), une reconnaissance des systèmes herbagers dans le volet environnemental. "Le ministre nous a indiqué œuvrer pour obtenir 15% d’aides couplées", poursuit Yannick Fialip, secrétaire général adjoint de la FRSEA Auvergne-Rhône-Alpes.

Sur le CETA, en revanche, pas de quoi s’enthousiasmer. "On reste sur notre faim. On ne peut pas se satisfaire d’un ministre qui nous dit ouvertement que le CETA ça le dépasse et que l’article 44 de la loi alimentation n’est pas un bon article pour la France car trop restrictif ! ". C’est effectivement, un peu court pour les responsables professionnels qui attendent justement sur ce sujet et bien d’autres du courage politique. Enfin sur les états généraux de l’alimentation, si Didier Guillaume a conscience que la loi est loin d’avoir porté ses fruits auprès des producteurs, force est de constater que ses marges de manœuvre semblent étroites. Pour lui, les prochaines négociations commerciales de début 2020 seront déterminantes. "Si cela ne marche pas, il faudra revoir le dispositif".

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