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PRIX DU PORC EN 2009
Optimisme … à quelques incertitudes près

Lors d'une conférence organisée au Space, l'institut du porc (Ifip) annonçait des perspectives de marché encourageantes pour 2009, avec un recul de l'offre de 2% en Europe, et un prix du porc à 2 €/kg.

Daniel Picart, président de Cochon de Bretagne, animant une conférence sur les perspectives du marché du porc au Space
Daniel Picart, président de Cochon de Bretagne, animant une conférence sur les perspectives du marché du porc au Space
© Audrey Dibet

"L'ajustement de l'offre peut se faire par l'évolution du cheptel reproducteur, observe Estelle Ilari, de l'Ifip. En 2008, les enquêtes dans les pays de l'UE à 27 montraient un recul de 10%, surtout dans les nouveaux Etats membres tirés par la Pologne, en baisse de 25%". Selon cette économiste, une baisse de 2% de la production est attendue en Europe pour fin 2008 et début 2009. Elle pointe par ailleurs, "une certaine résistance, plus que prévue, de la demande en 2008". C'est pourquoi en cette fin d'année, "les prix devraient se maintenir à leur niveau actuel, c'est-à-dire proche du coût de production".

Prévisions 2009 à 2 €/kg

Pour 2009, le scenario établi est optimiste : le prix du porc devrait connaître une forte hausse, à 2 €/kg. Mais Estelle Ilari insiste sur les incertitudes du modèle, liées à des changements non prévisibles. Les évolutions en termes de comportement de la demande, de la concurrence des autres viandes, et de marché international, en particulier de la production américaine, sont susceptibles de modifier la donne. "A quelques ajustements près de contexte initial, les prévisions sont assez fiables", juge toutefois l'économiste.

Mais attention à l'effet boomerang. "Le risque est grand de voir des prix à la consommation en augmentation selon la façon dont le distributeur va marger sur cette hausse, pointe Daniel Picart, président de Cochon de Bretagne. Cela pourrait avoir un effet terrible sur les volumes de consommation qui sont aujourd'hui corrects en porc, comparativement à d'autres viandes. Les éleveurs ne peuvent plus être la marge de manœuvre de l'aval. Nous sommes au bout de la productivité". Vincent Legendre, économiste de l'Ifip a quant à lui évalué qu'une hausse de 0,30 € du coût de revient du porc augmenterait de +5% à +12% la valeur des produits finis, en tenant compte uniquement de la quantité de matière première dans le produit élaboré, et dans le cas d'une stricte répercussion de la valeur de la matière première.

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