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Besoin d'un salarié à temps partiel ?
Partag'Emploi a la solution !

Besoin de souffler un peu ? De se libérer d'un travail trop prenant, sans pour autant avoir les moyens d'embaucher à plein temps ? Partag'Emploi vous propose un salarié à temps partiel, à partager avec un ou deux autres agriculteurs de votre secteur.

L'AG de Partag'Emploi s'est tenue le 10 juin dernier à L'Hôpital Camfrout. De gauche à droite : Yannick Raoul, l'un des 14 salariés de Partag'Emploi, Michel Morvan, président, Daniel et Catherine Musellec, producteurs de lait à L'Hôpital Camfrout.
L'AG de Partag'Emploi s'est tenue le 10 juin dernier à L'Hôpital Camfrout. De gauche à droite : Yannick Raoul, l'un des 14 salariés de Partag'Emploi, Michel Morvan, président, Daniel et Catherine Musellec, producteurs de lait à L'Hôpital Camfrout.
© Chantal Pape

"J'avais envie de quitter l'exploitation une fois par semaine". Seul à la tête d'un élevage de porcs à Ploudalmézeau, Pierre vient d'adhérer à Partag'Emploi pour une raison bien simple : "mener une vie normale par rapport aux autres citoyens français". C'est cette même raison qui pousse Rachel, productrice de lait à Guipavas, à se poser, à son tour, la question de l'adhésion. "Notre exploitation est proche d'une ville. Et beaucoup de nos amis ne sont pas agriculteurs. Comment faire quand ils nous invitent à l'apéro, à 18h? La traite n'est pas finie !". Se libérer le week end ? Lors de la traite du soir ? Pour le moment, la réflexion suit son cours.

Embaucher à temps partiel

Créé à l'initiative de la FDSEA, Jeunes agriculteurs et Finistère remplacement, Partag'Emploi veut offrir un service souple, sécurisé et simple à des agriculteurs qui veulent embaucher à temps partiel. "Pour faire face à leurs besoins de main d'oeuvre, nous mettons à leur disposition un salarié pendant un, deux ou trois jours par semaine, détaille Stéphane Charon, directeur. Et nous organisons un îlot entre deux ou trois adhérents, assez proches géographiquement, afin d'offrir un plein temps au salarié". Et, pour simplifier la tâche de ses adhérents, Partag'Emploi se charge de toute la gestion administrative.

Pour le moment, du nord au sud du département, 57 exploitations sont adhérentes, principalement en production laitière (46%), porcine (25%) ou mixte, lait-porc ou lait-volaille (24%). Et Partag'Emploi compte 14 salariés, dont deux femmes.

Un tremplin

Embauché en novembre dernier, Yannick Raoul partage désormais sa semaine entre trois élevages. Un rythme qui convient tout à fait à ce jeune qui, dès 16 ans, a travaillé l'été et durant les vacances scolaires dans un service de remplacement. "Après mon BTS productions animales, j'ai continué à travailler pour eux". Mais les tracasseries administratives ont vite raison de son enthousiasme. "C'est toute une affaire de faire valoir ses droits au chômage quand on arrête de travailler pendant un mois, entre deux CDD".

Il décide donc de chercher un CDI, un contrat à durée indéterminée et est recruté par Partag'Emploi. "Travailler au sein de trois structures me permet de voir plusieurs façons de faire". Une expérience qui lui sera bien utile quand il s'installera à son tour, un projet qu'il entend bien concrétiser d'ici quelques années.

Une organisation souple

De leur côté, Daniel et Catherine Musellec, producteurs de lait à L'Hôpital Camfrout, apprécient cette main d'oeuvre supplémentaire. "Depuis l'installation de Daniel, en 1997, en plus de mon travail à l'extérieur, je donnais un coup de main sur l'exploitation, raconte Catherine qui s'est installée à son tour en 2009, en transformant 15 000 litres de lait par an en yaourts, fromage blanc, beurre, crème... Un atelier qui l'emploie désormais à temps plein, la vente sur la ferme, à elle seule, requérant 10 heures/semaine.

"Daniel a eu des ennuis de santé. Puis nous avons eu des difficultés à trouver un remplaçant pour l'été". Deux facteurs qui les poussent à s'intéresser à Partag'Emploi. "Nous fonctionnons à trois élevages. Et de manière relativement souple : s'il faut décaler les jours de travail de Yannick pour arranger l'un ou l'autre des éleveurs, ça ne pose aucun problème". C'est également Yannick qui les remplace, durant leurs congés. "Du coup, pendant l'été, entre ses congés et les nôtres, on ne le verra pas beaucoup. Mais c'est notre choix : nous partons l'esprit tranquille, l'exploitation est aux mains de quelqu'un qui la connait bien".

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