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Partager les savoir-faire pour développer l'agriculture écologique

Producteur de porcs à Dirinon (29), Stéphane Brélivet s'apprête à convertir sa ferme à l'agriculture biologique. À la fin du mois, il s'envolera pour la Bulgarie, tous frais payés par l'ONG Greenpeace, pour y découvrir comment Albena Simeonova produit des céréales sans pesticides.

Stéphane Brélivet, producteur de porcs label rouge à Dirinon (29) 
et Suzanne Dalle, chargée de campagne agriculture pour Greenpeace France.
Stéphane Brélivet, producteur de porcs label rouge à Dirinon (29)
et Suzanne Dalle, chargée de campagne agriculture pour Greenpeace France.
© Terra

"Greenpeace veut promouvoir une agriculture écologique, sans intrants de synthèse", explique Suzanne Dalle, chargée de campagne agriculture pour la branche française de l'ONG. Et, pour faire avancer ses idées au sein du monde agricole, l'organisation a décidé de miser sur les témoignages d'agriculteurs déjà engagés dans cette voie. Ainsi, le site farmers2farmers.org présente des études de cas en France, Belgique, Bulgarie, Grèce ou Slovaquie pour des céréales ou des arbres fruitiers sans nicotinoïdes, une alimentation animale sans OGM, des grandes cultures sans glyphosate...

Échanger

Avec le programme FarmErasmus, Greenpeace veut aller encore plus loin : en janvier et février, des voyages d'études, tous frais payés par l'ONG, vont être organisés pour une vingtaine d'agriculteurs. "Je vais partir en Bulgarie", détaille Stéphane Brélivet. Producteur de porcs label rouge à Dirinon, il s'apprête à passer à l'agriculture biologique. Et c'est cette volonté de changement qui a séduit Greenpeace.

Avec lui, trois autres producteurs français iront échanger, entre autres, avec Albena Simeonova qui, avec ses 275 ha de SAU, dont 70 ha de céréales bio, détient une "petite" exploitation dans un pays où demeurent encore bon nombre de structures immenses, héritées de l'ère du communisme. "Et ce sont ces échanges de connaissances entre agriculteurs qui nous intéressent", affirme Suzanne Dalle qui, pendant ce temps, accueillera des groupes d'agriculteurs grecs, belges et italiens sur des fermes françaises.

Apprendre

À quelques mois de la conversion de son exploitation à l'agriculture biologique, Stéphane Brélivet est ravi de l'opportunité qui lui est offerte de parfaire ses connaissances. "Sur l'élevage, je ne suis pas si loin de la bio et le changement ne me fait pas peur. Mais je ne dirais pas la même chose des cultures...".

Sur sa ferme aux multiples visages, avec des terres lourdes et d'autres plus légères, des sols profonds et d'autres plus superficiels, il sait qu'il va lui falloir adapter finement ses cultures à chacune de ses parcelles. Tout comme il a pour projet d'adapter son élevage. "Le nombre de truies devrait passer de 100 à 50 ou 60, afin d'avoir une meilleure autonomie alimentaire. Et, si je vais commencer par commercialiser en circuit long, j'ai déjà quelques idées pour plus tard". Avec pour fil rouge de maintenir un maximum d'emplois sur son exploitation. "À condition de revenir à une agriculture paysanne, il y a un gisement de milliers d'emplois sur nos fermes". Un discours qui colle à celui de Greenpeace qui souhaite "replacer l'humain au cœur du système alimentaire".

 

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