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Partenariat plutôt que fusion pour le Contrôle laitier

Lors de l'assemblée du 4 juin, le syndicat d'Ille et Vilaine a expliqué sa stratégie de partenariat plutôt que de fusion immédiate au sein de Bretagne contrôle laitier.

De gauche à droite, Jean Luc Fossé, président de l'EDE, Laurent Mériaux, directeur, et Christian Denoual, président du Contrôle laitier d'Ille et VIlaine.
De gauche à droite, Jean Luc Fossé, président de l'EDE, Laurent Mériaux, directeur, et Christian Denoual, président du Contrôle laitier d'Ille et VIlaine.
© Cécile Julien

 

Pour toujours mieux répondre aux attentes des plus de 4.000 adhérents, le Contrôle laitier poursuit ses évolutions. Si le syndicat d'Ille et Vilaine n'a pas souhaité une fusion complète au sein de Bretagne contrôle laitier, comme les 3 autres départements bretons l'ont entériné, le travail en commun se poursuit néanmoins. La facturation, les achats de matériel et certains services, comme le suivi des élevages caprins, se font à l'échelle régionale. "Nous avons choisi de ne pas fusionner pour conserver la proximité, la réactivité et l'initiative locale", explique Christian Denoual, président du Contrôle laitier 35. "Avant que le mariage ne se fasse, il faut que la tarification et les objectifs soient les mêmes", complète Victor Lebossé, vice-président. Pour réduire les coûts et optimiser les compétences, le Contrôle laitier a renouvelé ses partenariats avec la chambre d'agriculture, Bovins croissance, le GDS et le Lillab.

Egalement dans cet objectif d'adaptation, le syndicat de contrôle laitier s'équipe progressivement de compteurs électroniques. Ces équipements facilitent le contrôle de performances et réduisent les saisies. Des tests sont en cours pour vérifier la compatibilité les boucles d'identification électronique.

Se battre pour la valeur ajoutée

Entre deux assemblées du Contrôle laitier, les producteurs ont vécu un retournement de conjoncture. Pour savoir ce que l'avenir leur réserve, ils ont entendu l'analyse de Stéphane Gouin, professeur à Agrocampus et responsable de la commission marketing de Valorial. "Le marché des produits laitiers est très segmenté et la concurrence y est exacerbée", prévient le spécialiste. Dans les produits laitiers, comme dans tous les produits alimentaires, les services (praticité, marque, plus santé…) pèsent désormais plus lourd que la matière première agricole.

Alors que le prix des produits laitiers augmente déjà moins vide que la moyenne du panier alimentaire, les marques de distributeurs et le hard discount progressent. "Cela freine la valeur ajoutée et donc le prix que les transformateurs sont prêts à payer pour la matière première", constate Stéphane Gouin. Pour la rattraper, cette valeur ajoutée tant convoitée, c'est sur le marché des produits transformés qu'il faut aller. "La différenciation permet aussi la valeur ajoutée", complète Stéphane Gouin. Et de citer les créneaux porteurs : les produits santé, services et praticité, les produits fonctionnels, ceux qui misent sur une connotation sociétale (environnement, commerce équitable). Le produit de demain devra combiner santé, plaisir et modernité, tout en garantissant la qualité sanitaire et en étant adapté à chaque type de consommateur. "Les produits industriels continueront à avoir de l'avenir en Bretagne, rassure Stéphane Gouin, car la quantité et la qualité sont là".

 

La production en chiffres

- Le Contrôle laitier suit 188.000 vaches, soit une moyenne de 49 vaches par élevage,

- 78 % des éleveurs du département sont adhérents au Contrôle laitier, ils produisent 87% de la référence départementale,

- la moyenne de production est de 7.910 kg,

- le prix moyen a été de 330€/1000 litres, avec un coût alimentaire de 69 €,

- la fin de campagne a été atypique. Pour répondre à la rallonge de quotas, la production a été augmentée, les vaches à réformer maintenues, le comptage cellulaire s'en est ressenti.

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