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Pas d'avenir sans export

FDSEA et chambre d'agriculture du Finistère l'ont martelé : l'aviculture bretonne n'auront d'avenir que si le grand export de poulets entiers congelés perdure. Explications. Seul pays européen à disposer d'une filière spécialisée dans le grand export de volaille, la France a concentré sa production en Bretagne, qui réalise 70% de l'export national. Et, avec les deux opérateurs que sont Doux, à Châteaulin, et Tilly-Sabco, à Guerlesquin, le Finistère produit à lui seul 70% des volumes bretons. Profitant de sa situation géographique avantageuse pour les échanges maritimes, le département y consacre 35% de ses 1,2 million de m² de poulaillers, sur les 4 millions que compte la Bretagne. Et à Brest, premier port européen pour l'exportation de viandes congelées, la volaille représente 63% des volumes traités en containers. Autant dire que la mise en redressement judiciaire du groupe Doux ne manque pas d'inquiéter la FDSEA et la chambre d'agriculture du Finistère. "D'autant que la filière avicole est génératrice d'emplois : pour un producteur, il y a 4 emplois en amont et en aval, souligne Thierry Merret. C'est un enjeu stratégique pour la Bretagne". Et le président de la FDSEA de plaider pour un maintien des restitutions. "Leur montant tient compte de la parité euro-dollar et du cours mondial de la viande de volaille. Et on a trop souvent tendance à l'oublier, elles permettent de compenser les exigences européennes sur les conditions d'élevage : coût du travail, bien-être animal, environnement, protection sanitaire". Et leur montant annuel, estimé à 61 millions d'euros, est plus que largement compensé par les droits de douane sur les importations de volailles, 130 à 150 millions d'euros par an. "Les restitutions servent à tenir debout un pan entier de notre économie", estime Didier Goubil, président du pôle aviculture des chambres d'agriculture de Bretagne. "Elles permettent aussi de maintenir une production avicole sur tout le territoire breton, ajoute André Quénet, secrétaire général de la FDSEA. Leur disparition fragiliserait toute la filière". "En acceptant de remettre des volailles en place, les éleveurs ont joué le jeu et permis au groupe Doux de poursuivre son activité", souligne Didier Goubil. Une condition indispensable à la reprenabilité de l'outil. "Ils croient encore en leur métier". Et la FDSEA et la chambre d'agriculture de rappeler que le marché de la volaille est porteur. "En France, la consommation s'établit à 25 kg/habitant/an, détaille Didier Goubil. 50 kg aux USA et 2 à 3 kg seulement dans les pays émergents". Chantal Pape

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