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Plan de relance, début d’une ambition pour l’agriculture et l’indépendance alimentaire ?

Thierry Coué, président de la FRSEA.

L’État a fait le choix d’un plan de relance axé sur l’offre et l’économie. C’est une bonne nouvelle. Les emplois et le pouvoir d’achat des consommateurs, à moyen et long termes, dépendent en effet de l’activité des entreprises. En prévoyant 1,2 milliard d’€ pour l’agriculture, le Gouvernement a entendu l’appel de notre réseau : l’agriculture est un investissement d’avenir pour la France.
"Reconquérir la souveraineté alimentaire de la France" ne peut pas se faire sans la Bretagne.
Les productions agricoles bretonnes fournissent une alimentation variée, qualitative et quantitative. Elles répondent à toutes les demandes des consommateurs. Sans elles, les Français n’auraient pas eu, pendant le confinement, accès à toutes les denrées dont ils avaient besoin et envie. Dans ce prolongement, nous ne pouvons que souscrire à l’objectif affiché visant à augmenter la consommation de produits frais français.
Il nous semble que le Gouvernement a bien compris qu’une telle ambition repose sur un soutien à toutes les filières, à tous les systèmes et à tous les circuits, longs et courts, pour répondre à tous les marchés nationaux et internationaux. L’accent mis sur les investissements en faveur de la modernisation et l’accompagnement des agriculteurs est un levier primordial. La mise en œuvre concrète du plan doit maintenant confirmer cette orientation en faveur de toutes nos agricultures, sans que des contraintes ou conditionnalités supplémentaires ne leur soient imposées.
Le plan de relance doit aussi s’insérer dans une politique plus large de soutien à l’agriculture de production, celle qui nourrit nos concitoyens et qui s’exporte. Il ne sera une réussite que si toutes les décisions gouvernementales sont cohérentes et visent à la compétitivité de l’agriculture et à la liberté d’entreprendre des agriculteurs. Il est urgent de définir des politiques françaises et européennes qui soutiennent l’agriculture de production, agissent sur le revenu des agriculteurs et ne soient pas source de distorsions de concurrence : une Pac économique, une simplification administrative et réglementaire, une fiscalité adaptée, etc. Il est aussi indispensable de faire barrage aux images négatives et fausses de l’agriculture et de l’élevage français, que certaines personnes véhiculent de manière malhonnête, et parfois même illégale. Il ne doit pas être laissé une seule chance aux tenants de la décroissance et aux anti-élevage de faire passer leurs idées.
Le ministre de l’Agriculture semble avoir cette volonté et nous en attendons beaucoup. Si cela se concrétise, l’agriculture bretonne prendra sa pleine part dans la reconquête de l’indépendance alimentaire de la France.

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