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PLB Muco : tous les ans, ils remettent les couverts

Depuis 1997, un noyau dur d'agriculteurs bénévoles approvisionnent et organisent la pause déjeuner des cyclistes de la course à but humanitaire, la PLB Muco à Callac. Une organisation bien rodée qui mobilisent partenaires et bénévoles du secteur. La préparation bouclée, ils seront sur le pont ce 27 juin à Callac.

L'équipe des agriculteurs bénévoles.
L'équipe des agriculteurs bénévoles.
© terra

Depuis 1997, les agriculteurs du secteur de Callac, sont entrés dans l'aventure de la PLB Muco. "Nous avions organisé en 1997 des dégustations de produits locaux", se souvient Serge Lachuer, agriculteur à Lohuec. Autour de Pierre Le Bourg, membre de chambre d'agriculture, une équipe locale de la FDSEA, se met en relation avec Daniel Bercot, président de la course.

Dans un but humanitaire
En 1998, l'équipe décide de prendre en charge la restauration. "Avec nos connaissances des uns et des autres, nous avons démarré avec les techniciens des coopératives, des entreprises privées. Réunir les produits étaient un peu compliqué, aussi parce que la PLB Muco était moins connue qu'aujourd'hui ", poursuit Serge Lachuer. Comme tout nouveau projet, les premières pierres ont demandé un surcroît d'énergie pour mobiliser les partenaires et réunir les denrées.
Année après année, un partenariat entre les agriculteurs et la PLB Muco s'est scellé, jamais remis en cause. Aujourd'hui, 7 000 repas sont assurés par les agriculteurs bénévoles. Outre la satisfaction des cyclistes de partager un repas et un moment de pause, le bénéfice du travail des agriculteurs va au delà. Leur accueil et leur geste de solidarité sont particulièrement apprécié des cyclistes et participe au succès de la course. En charge de la coordination, du matériel frigorifique et de l'emplacement du chapiteau, Serge Lachuer a laissé de côté d'autres responsabilités pour se consacrer uniquement à la PLB Muco. "M'investir pour la course, c'est m'investir pour la recherche. Il y a de la reconnaissance". Mais les agriculteurs ont prévenu les organisateurs, ils ne sont pas en capacité d'augmenter le nombre de couverts. Et puis le contexte est là. "Aujourd'hui, partage Serge Lachuer, "l'organisation est plus difficile. On ressent une restriction des dons par les entreprises".


120 bénévoles à la restauration
Depuis les débuts, le repas froid copieux débute par une tomate et un oeuf ; du jambon ou du pâté et se poursuit par du poulet ou du rôti de boeuf, du fromage, un flan et un gâteau sec, arrosé d'eau et de vin. Aujourd'hui bien rôdés, quatre organisateurs de la pause repas - Yvon Boutier, Serge Lachuer, Jean-François Le Bars et François Caignard sont aux commandes, épaulés par une équipe de 120 bénévoles. Sur le secteur, une cinquantaine de partenaires apportent leur contribution : des boulangers, des coopératives, des grandes surfaces... Même le collège de Callac et le centre hospitalier "Bon Sauveur" à Bégard sont à la préparation des flans... Comme une fourmilière, chacun connaît la tâche qu'il a à remplir. Car une fois, les courriers transmis aux partenaires, il faut encore aller chercher ici le pain, là le pâté et le jambon selon la proximité géographique des uns et des autres. François Caignard est chargé de récupérer les morceaux de macreuse auprès de Socopa-Guingamp et de Coopelbovi à Corlay, qu'il transporte jusqu'à la chambre de métiers et de l'artisant à Ploufragan où la viande est cuite et détaillée avant d'être reprise la veille de l'événement en camion frigorifique. Indispensables, trois camions frigorifiques assurent la chaîne du froid. Dès le vendredi, ils rejoignent le site de Callac. Là ils servent de garde-manger. La course finie, une autre commence. Bon appétit.

Les denrées pour 7 000 plateaux repas

240 kg de viande bovine,
1600 baguettes,
200 kg de fromage,
180 kg de pâté,
3200 tranches de jambon,
7000 tomates,
7000 oeufs,
7000 paquets de chips,
7000 flans et galette,
65 kg de micropains de beurre
1000 litres de lait,
2 pallettes d'eau

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