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À Plouigneau, CBV expédie les coches de réforme vers l'Allemagne

Si elle réalise aussi du négoce de veaux et vaches de réforme, CBV s'est surtout spécialisée dans l'expédition de coches de réforme bretonnes vers l'abattoir Tonniës, en Allemagne. Basée à Plouigneau (29) et reprise il y a deux ans par Marcel Cann, l'entreprise poursuit son développement, pour atteindre désormais les 30 000 coches par an.

De gauche à droite : Peter de Groote, responsable du commerce international de l'abattoir Tonniës, et son fils Sebastiaan, Marcel Cann, dirigeant de CBV, et Jacques Guillermou, commercial.

Basé à Plouigneau, CBV est spécialisé dans le négoce de veaux de 8 jours à destination des engraisseurs et de vaches de réforme mais surtout des coches de réforme, qui représentent aujourd'hui 90 % de son activité. "L'entreprise a été créée en 2004 par Daniel Le Goff", indique Marcel Cann, qui l'a acquise en juin 2017, au départ en retraite de son fondateur.

 

Du grand Ouest vers l'Allemagne

Achetées dans les quatre départements bretons mais aussi en Mayenne et en Manche, jusqu'à Laval et Caen, les coches sont d'abord collectées en ferme et acheminées à Plouigneau par les quatre chauffeurs de bétaillère de CBV. Agréé export par la DDPP, le centre de rassemblement regroupe tous les animaux, pour des expéditions en Allemagne du lundi au jeudi. "Le vendredi, le travail est différent, explique Marcel Cann. Nous lavons et rangeons les locaux, trions les papiers et préparons la semaine à venir". Avec quatre chauffeurs, deux secrétaires, un commercial et un acheteur de vaches et de veaux en plus du directeur, la structure reste légère.

Vendues exclusivement à l'abattoir Tonniës, les coches sont payées sur la base du prix établi par le MPB, le marché du porc breton. "Les éleveurs bénéficient d'une plus-value, définie par des critères techniques", détaille Marcel Cann. Si, au fil du temps, les volumes se font plus conséquents, pour atteindre désormais les 30 000 coches/an, CBV reste néanmoins un petit apporteur pour l'abattoir allemand, qui traite 30 000 coches/semaine. "Il est à la recherche de volumes supplémentaires", souligne Marcel Cann, qui mise sur le bouche-à-oreille pour poursuivre sa croissance. "Nous nous déplaçons pour les lots de 10-20 coches, voire pour un ou deux animaux, si nos camions passent à proximité".

Au fil du temps, les volumes se font plus conséquents, pour atteindre désormais les 30 000 coches/an. CBV reste néanmoins un petit apporteur pour l'abattoir allemand Tonniës.

Des circuits séparés

Avec l'apparition de la FPA, la fièvre porcine africaine, certains éleveurs ont manifesté leur inquiétude quant au transport des animaux. "Les camions qui collectent les coches en Bretagne ne font pas l'export, précise le directeur. Ce sont des transporteurs agréés qui viennent chercher les truies. Et les circuits ne se croisent pas". Comme les éleveurs, les dirigeants ont dû se former à la biosécurité. Et ils ont profité de la journée de présentation de l'entreprise, le 30 août dernier, pour détailler les mesures prises : circuits séparés, camions différents, désinfection...

 

Une journée pour faire connaître l'entreprise

"Nos clients et nos partenaires ? Je les ai tous eu au téléphone, je voulais maintenant les rencontrer". Deux ans après avoir repris l'entreprise, Marcel Cann, son dirigeant, a estimé que c'était le bon moment pour organiser une journée de présentation. Le 30 août dernier, tous ont pu découvrir les installations de l'entreprise, zone de Kerbriand, à Plouigneau, puis échanger autour d'un verre et d'un barbecue. "Pour l'occasion, Peter de Groote, responsable du commerce international de l'abattoir Tonniës, et son fils Sebastiaan qui, à terme, lui succèdera, étaient présents. Ils se déplacent régulièrement auprès de leurs fournisseurs en Europe et viennent ici deux à trois fois l'an".

Une occasion pour CBV de mieux se faire connaître, de présenter l'entreprise et son activité, encore peu connue. Et de détailler les conditions dans lesquelles les animaux sont collectés en ferme, rassemblés à Plouigneau avant de partir vers l'Allemagne, histoire de rassurer des éleveurs inquiets quant à la FPA. "Nous en avons aussi profité pour montrer le nouveau camion que nous venons d'acquérir". Conviées à midi ou le soir, ce sont finalement plus de 300 personnes qui ont répondu à l'invitation de CBV et se sont rendues à Plouigneau.

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