Aller au contenu principal

Porc Armor Evolution, plus grosse progression du marché

Le groupement Porc Armor Evolution présente une progression de 2 % de son activité en 2014.

Gilbert Le Menn, directeur commercial, Jérôme Orvain, vice-président, Michel Bellaird, président, Philippe Lecornué, vice-président et André Bloc'h, directeur.
Gilbert Le Menn, directeur commercial, Jérôme Orvain, vice-président, Michel Bellaird, président, Philippe Lecornué, vice-président et André Bloc'h, directeur.
© terra

"Nous vivons un moment difficile. Nous sommes en permanence sur le relais terrain", rapporte Michel Bellaird, président de Porc Armor Evolution. Le 4e groupement de producteurs de porcs français, affronte une conjoncture "insupportable". Présent sur 18 départements, avec son siège à Loudéac et ses antennes à Châteaulin et Etrelles, il a commercialisé en 2014, 1,8 million de porcs charcutiers pour un chiffre d'affaires de 261 millions d'euros et un résultat net de 159 000 €.

Malgré tout, la coopérative affiche une progression de 2,19 % de son activité : "la plus grosse progression sur le marché", précise son président, comparant ce chiffre à la baisse de 1,49 % enregistrée sur la zone Uniporc Ouest. 611 adhérents, 35 jeunes agriculteurs installés en six ans, 74 000 m² de projets d'investissements en 2014... Porc Amor Evolution montre qu'il existe toujours une dynamique au sein de la coopérative.

Segmentation
et dÈfense du prix de base

Porc Maggiore, porc Armorique, porc océan... le groupement, a choisi de segmenter les produits par filière. "Nous sommes présents sur une zone commerciale vaste avec différents réseaux, différentes chartes. Le groupement arrive à contenter chaque abatteur", décrit Gilbert Le Menn, directeur commercial. "Et cette segmentation répond au besoin des producteurs en terme de prix". Pour la coopérative, ce choix ne s'oppose pas à la défense du prix de base. "Porc Armor Evolution est la seule organisation à mutualiser son engagement à la fixation du prix de base au marché du porc breton", rappelle Michel Bellaird. 10 ct par porc sont prélevés et 50 ct reversés par porc vendu au MPB. "La fermeture de Gad a un impact sur les éleveurs du Finistère nord qui présentent leur porc au cadran avec l'éloignement des outils d'abattage. C'est une façon de recentrer les choses pour influencer le prix de base". En 2014, Porc Armor Evolution représentait 7,5 % des apports au MPB.

Le conseil d'administration en assemblée générale le 23 juin a par ailleurs rappelé sa ligne directrice : le prix payé à l'éleveur, le prix de revient, l'accompagnement des installations/transmission et la défense du porc français sur le marché intérieur. "Comme la profession, nous demandons que l'Etat prenne ses responsabilités pour appliquer partout l'étiquetage "Le porc français", partage Michel Bellaird, qui s'il se réjouit des récentes annonces du ministre de l'Agriculture à l'AG de la FNP, estime qu'il faut pour être efficace "un engagement réel de la transformation et de toutes les enseignes de distribution, de l'administration et des politiques".

Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Terra
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Terra
Consultez les revues Terra au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière Terra
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Terra.

Les plus lus

Une démarche RSE comme moteur du changement ?
Une démarche RSE peut elle être un moteur du changement ? C’est le pari que veut faire le Crédit Agricole des Côtes d’Armor qui a…
Forestiers : comment restaurer le dialogue avec la société ?
Si les citoyens apprécient la forêt, symbole de nature préservée, et le bois matériau, pour se chauffer ou se meubler, ils sont…
Des moissons compliquées par une météo pluvieuse
Depuis le 14 juillet le beau temps était reparti permettant aux moissons de démarrer enfin après un épisode pluvieux record. Sur…
La filière porcine en plein doute
Dans une lettre ouverte à Julien Denormandie, la première coopérative porcine de France explique son projet de quitter ATM (le…
Locus Solus, la petite maison d’édition qui monte...
Créée il y a maintenant neuf ans, Locus Solus se fait peu à peu sa place dans le monde de l’édition, à raison de 40 à 45 ouvrages…
Se lancer dans l’inconnu oui mais... avec des partenaires que l’on connaît bien !
Installés depuis quatre ans, Myriam et Vincent Labbé, ont repris deux élevages sur la commune de Plenée-Jugon (22). Leur objectif…
Publicité