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Pour de l'emploi partagé ou un atelier de découpe, pensez aussi Cuma !

Comme l'a démontré l'assemblée générale de la fédération départementale, le 2 février dernier à Riec sur Bélon, les Cuma ne se cantonnent plus à mettre en commun remorques ou épandeurs à fumier...

Le Finistère compte 180 Cuma, un chiffre qui reste relativement stable d'une année sur l'autre. "L'heure est plutôt au rapprochement entre structures, indique Alain Laurec, en citant une dissolution-rapprochement à Cléder. Ce qui n'empêche pas l'émergence de nouvelles idées pour répondre aux besoins des uns et des autres ! A Plouvien, des éleveurs ont créé la Cuma Kig Bro Leon, pour construire un atelier de transformation de viande".

Et le directeur de la fédération départementale d'inciter les responsables à creuser aussi du côté de l'emploi. "Les Cuma sont désormais reconnues groupements d'employeurs et peuvent donc mettre des salariés à disposition de leurs adhérents pour tout ou partie de leur temps". Une piste à creuser alors que les exploitations agrandissent et que la main d'oeuvre se fait de plus en plus rare.

 

 

Les investissements repartent

Après une année 2016 qui avait connu un très net reflux des investissements, les Cuma sont reparties de l'avant l'an passé, en consacrant 4,4 millions d'euros à l'achat de nouveaux matériels. "Même si les conditions sont contraignantes, les Cuma peuvent aussi bénéficier des aides PCAEA, rappelle Ronan Le Bourhis, le président de la FDCuma.

Faisant suite à l'assemblée générale de l'an passé, un guide pratique des relations acheteur-vendeur a été édité. "Et pour répondre à une demande des légumiers, nous avons ajouté un guide spécial matériels légumiers au guide pratique des prix de revient, édité tous les deux ans".

Ma Cuma sur internet

Toujours pour répondre aux attentes de ses adhérents, le réseau national a développé My-cuma planning, un logiciel permettant de consulter et de réserver le matériel directement depuis son smartphone. De qui alléger le travail des responsables... à condition que tout le monde joue le jeu ! Pour faciliter les échanges de matériels entre Cuma, le site Cumalink a été déployé pour les 14 départements de l'Ouest de la France. "Pour le moment, il ne concerne que les tracteurs, moissonneuses, ensileuses et presses à big baller, indique Alain Laurec. En jouant sur les différences de précocité entre départements, Vendée et Finistère par exemple, il devrait permettre une meilleure valorisation du matériel". Il devrait s'étendre d'ici peu à tout le matériel détenu par les Cuma.

Une année riche

Tous les ans, les journées Cuma, 5 sur le département, permettent aux adhérents de se retrouver d'abord pour un moment de convivialité, en déjeunant ensemble, puis pour une démonstration. "En 2018, nous allons mettre l'accent sur la sécurité des lignes électriques", indique Michel Le Page, le trésorier de la FDCuma. Des démonstrations de FAF mobile et de séparation de phase devraient également être programmées. "Et, comme tous les deux ans, nous inviterons l'ensemble des écoles d'agriculture du département sur deux Cuma, afin de présenter aux élèves nos spécificités".

Courant 2018, les Cuma vont également réitérer une formation à destination des salariés. "Au-delà de la technique, nous voulions aussi les fédérer, indique Ronan Le Bourhis. Souvent seuls dans leur Cuma, ils n'ont pas d'occasion d'échanger avec leurs collègues". Après l'entretien, de la tonne à lisier en 2017, ce sera au tour du round baller fin février.

Les Cuma du Finistère en quelques chiffres

 

3 600 adhérents,

180 Cuma,

dont une sur trois avec tracteur,

une sur cinq emploie un ou plusieurs salariés,

une sur dix avec moissonneuse/ensileuse,

une sur 20 spécialisée en légumes (trempage échalotes, forçage endives...)

une dissolution-rapprochement à Cléder,

et une création à Plouvien,

un chiffre d'affaires de 11 millions d'€ (60 000 en moyenne par Cuma)

des investissements de 4,4 millions d'€,

105 hangars, dont la moitié en propriété,

 

 

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