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Pour le salon de l'agriculture, la Bretagne monte à Paris

Le salon de l'agriculture, 150e du nom, s'ouvre demain. L'événement cumule les records, il est l'un des plus anciens rendez-vous agricoles au Monde, il est aussi l'un des plus courtisé, avec près de 700 000 visiteurs l'an dernier. La plus grande ferme de France est aussi le point de ralliement de toutes les régions et même temps que la chambre d'écho d'une certaine ruralité, à mi-chemin entre l'image d'Épinal et la réalité de l'agriculture et des territoires. Un rendez-vous annuel pour lequel la Bretagne met ses meilleurs atouts sur la table.

Le salon international de l'agriculture, au parc des expositions de la porte de Versailles, et le Sima à Villepinte, ces deux événements offrent à la profession agricole toutes les bonnes raisons de se rendre à Paris en cette fin février. Au Sia, on célèbre les filières agricoles et agroalimentaires, les animaux, les produits et les régions, et au Sima, on découvre les nouvelles machines et les techniques les plus innovantes. Soit les multiples facettes d'une agriculture compétitive, diversifiée et performante qui, une semaine durant, fait preuve de pédagogie sur ses pratiques. Mais c'est bien le Sia qui emporte les suffrages du grand public, très majoritaire dans les allées du parc des expositions de la Porte de Versailles. Celui-ci se transforme en plus grande ferme de France si ce n'est d'Europe en même temps qu'il devient le carrefour des régions françaises et de leurs savoir faire.

 

Passez à l'Ouest

Dès demain, samedi 23 février et jusqu'au 3 mars, près de 700 000 visiteurs sont attendus au salon international de l'agriculture, une affluence considérable largement constituée de parisiens venus en famille découvrir une agriculture avec laquelle ils n'ont plus aucun lien mais pour laquelle ils nourrissent des attentes de plus en plus fortes. Ce succès renouvelé du salon de l'agriculture n'est pas le fruit du hasard, il a été construit au fil des ans et des décennies par des générations d'agriculteurs qui ont fait de la Porte de Versailles le point de rencontre de toutes les agricultures de France. C'est cet héritage agricole français que des générations de citadins ont à leur tour célébré. Au point qu'aujourd'hui, on vient au Sia comme on visite la Tour Eiffel. En 150 ans d'existence, le salon de l'agriculture a aussi beaucoup évolué et s'est adapté à des attentes toujours nouvelles. À l'heure de l'authenticité des produits et des savoir faire, toutes les régions de France se mettent au diapason pour montrer leur plus beau profil. La Bretagne n'est pas la dernière à affirmer sa présence, son espace Terres et mers de Bretagne qui associe pêcheurs, conchyliculteurs et agriculteurs fait la part belle aux produits et aux savoir faire locaux. Une vingtaine d'entreprises régionales seront présentes, réunies sous la bannière Terres et mers de Bretagne, dans le hall 3. Parmi elles, plusieurs cidreries (Val de Rance, Kerné, Sorre, Maison du cidre) et brasseries (Coreff, Britt, Terenez), des biscuiteries également (Galettes Sainte-Anne La Palud, Le Goûter Bigouden, Biscuiterie des Vénètes, Ty glazig), des entreprise de charcuterie (Charcuterie Tallec, andouillerie du chateau, l'atelier de l'Argoat, les charcuteries du Pont Romain) mais aussi l'épicerie des producteurs fermiers, Bienvenue à la ferme ou les fermiers Saga (1). Le stand breton fera la part belle à la gastronomie, avec des animations culinaires par Nathalie et Arnaud Beauvais du Jardin Gourmand, la blogeuse Christelle Capitaine, le chef étoilé Maxime Nouail (Domaine de Rochevilaine), et les crêpiers de l'association Crêperies gourmandes. À noter aussi des dégustations de produits, ou encore un concours d'écaillers qui rivaliseront dans l'ouverture d'huîtres de Bretagne évidemment.

Et pour illustrer cette présence bretonne au Sia, les chambres d'agriculture de Bretagne qui assurent la logistique et l'animation de cette opération, ont décliné en quelques images fortes le message des bretons aux visiteurs du salon.

 

(1) Fédérés autour du groupe Olmix, les fermiers Saga sont producteurs de poulets, de dindes, de bœufs et de porcs élevés sans traitement antibiotique depuis l’éclosion ou la naissance, mais aussi en production végétale en réduisant l’utilisation de produits phytosanitaires.

 

 

Juré au CGA, ou l'art de déguster...

Depuis sa création, le Concours Général Agricole récompense et valorise les meilleurs produits du terroir français en décernant médailles d’or, d’argent ou de bronze. Un concours pour lequel les dégustations sont des plus sérieuses.

Pour les producteurs engagés dans le concours, obtenir une médaille est -au delà de la satisfaction de la reconnaissance d'un travail- l'assurance d'un développement économique. Car ces médailles se sont faites une belle renommée auprès des consommateurs. Alors, pour les jurés du concours, rien n'est laissé au hasard. En amont, des formations sont même proposées avant d'intégrer le jury d'une catégorie de produit. À l'image des cidres et poirés, une dégustation, c'est tout un protocole à suivre et un vocabulaire qui l'accompagne. L'appréciation visuelle se concentre sur la limpidité, la couleur et l'effervescence. Avec l'appréciation olfactive, on recherche les différents arômes présents et l'appréciation gustative avec la dégustation en bouche relève la perception des saveurs. Enfin, avec le ressenti en bouche, on parle de longueur pour les saveurs et de persistance aromatique. Mais attention, être juré ce n'est pas dire j'aime ou j'aime pas. Quand on juge un produit on demande au juré de dire si oui ou non ce produit est dans les critères de ce que l'on attend. C'est d'autant plus près sur les AOP et AOC qui ont des définitions très précises de leurs produits. Alors quels seront cette année les heureux élus ?  / Arnaud Marlet

 

 

La galette-saucisse autorisée

Au Sia, on ne fait pas n'importe quoi. Du surimi à la crème de betterave enroulé dans une feuille d'endive ne deviendra jamais une spécialité picarde. Même le sandwich jambon beurre n'est pas reconnu comme spécialité française par les organisateurs du salon. Pour la galette-saucisse, c'est différent. Mais les bretons ont du expliquer en quoi elle était une spécialité culinaire bretonne. Et la raison est simple, vous n'en humerez les effluves salées qu'ici et nulle part ailleurs. Le Sia a donc cédé à la requête bretonne en autorisant que la galette-saucisse puisse être présentée, préparée et dégustée sur l'espace Terres et mers de Bretagne comme une authentique spécialité culinaire bretonne. Mission assurée sur place par les fermiers Saga et la charcuterie du Pont Romain. Ouf !


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