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PPA, le premier cheptel mondial sous la menace

C'est à quelques centaines de kilomètres de la ville de Shenyang, dans la province chinoise du Liaoning, qu’un premier cas de peste porcine africaine (PPA) a été détecté le 3 août sur des porcs en provenance d'une autre province de l'extrême nord-est, à la frontière avec la Russie. La PPA engendre un taux de mortalité élevé.

Avec un porc sur deux dans le monde produit en Chine, le cheptel chinois est de loin le plus important au monde. Timothée Vergne, maître de conférences en santé publique vétérinaire, déclarait que "la progression de la PPA en Chine dépendra de la densité de production et de l’efficacité des mesures sanitaires". D'un côté, "la densité de la production porcine chinoise est très importante, et n’a rien à voir avec celle de la Fédération de Russie, en particulier dans les régions orientales". De l'autre, "les services sanitaires chinois ont été très réactifs, et sont capables de mettre en place des mesures sanitaires draconiennes". Mais pour Timothée Vergne, "tout dépendra du montant des indemnités versées aux éleveurs, et de la confiance qu’ils accordent aux autorités".

Un deuxième cas a été détecté le 16 août, dans un abattoir du géant WH Group de la province du Zhengzhou un peu plus au sud. Selon la presse chinoise, un troisième cas de peste porcine africaine a été identifié le 19 août, dans un élevage de 600 porcs dans la province du Haizhou, en plein cœur du bassin de production chinois, situé à l'est du pays. Rien ne semble arrêter le virus qui continue sa route vers le sud de la Chine.

Un quatrième cas a été signalé le 23 août dans trois fermes d'un village de la province du Zhejiang, sur la côte orientale, à plusieurs centaines de kilomètres au sud du dernier cas recensé. 400 animaux sont morts, selon l'OIE (organisation mondiale pour la santé animale). Trois jours plus tard, le virus a été signalé dans un aéroport de Corée du Sud. Deux touristes sud-coréens revenant d'un voyage dans la première province chinoise contaminée par la PPA avaient rapporté des produits alimentaires infectés par le virus.

Selon les informations de Reuters, recueillies auprès d'un vétérinaire de la FAO, la souche du virus qui a atteint la Chine est similaire à celle qui s'est diffusée en Russie, en Estonie et en Géorgie depuis dix ans. Cette souche avait fait son premier saut de l'Europe centrale à la Russie orientale en mars 2017, atteignant la ville d'Irkutsk, à quelques centaines de kilomètres de la frontière chinoise. La première filière porcine mondiale tremble, mais avec elle toutes les filières porcines, car personne ne peut dire aujourd’hui où et comment s'arrêtera ce virus.

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