Aller au contenu principal

"Prendre un temps d’avance"

La diffusion de l’indexation de décembre des taureaux en race laitière a permis aux représentants d’Evolution de faire un point sur les géniteurs dont ils disposent. L’automne étant traditionnellement une saison de vêlages, les index récemment recalculés apportent de nombreuses informations sur la qualité des descendances de ces mâles. Rien de tel que l’obtention de ces nouveaux éléments pour porter un regard d’anticipation sur la production de l’année 2015.

Jeudi dernier, David Girod et Jean-Christophe Boittin, les responsables des filières Prim’Holstein/Pie Rouge et Normande chez Evolution, ont présenté les résultats de leurs analyses sur la dernière indexation. Quelle que soit la race concernée, les deux représentants s’accordent pour dire qu’"il faut absolument valoriser l’utilisation des jeunes taureaux". Pour ces deux spécialistes, "les géniteurs qui ont un index déterminé génétiquement ont indéniablement confirmé, avec l’arrivée de leurs filles en production, que le progrès génétique annoncé était bien réel". Pour Jean-Christophe Boittin, "les éleveurs qui utilisent des jeunes mâles prennent un temps d’avance sur les autres car ils n’attendent pas 5 ou 6 ans avant de profiter des améliorations qu’apportent ces taureaux à leurs troupeaux".

Des choix logiques

David Girod a conclu cette présentation en rappelant que "les éleveurs doivent avant tout choisir un pool de mâles qui leur permet d’atteindre leurs objectifs. Qu’ils prennent des jeunes taureaux ou des confirmés, il faut que ces derniers aient des indices élevés sur les critères qu’ils cherchent à améliorer dans leurs élevages. Se restreindre aux géniteurs les mieux classés n’est donc pas forcément la meilleure solution".

 

Evolution et l’indexation française

Chez Evolution, les taureaux sont sélectionnés et les semences sont prélevées puis distribuées dans trois coopératives : Amelis, Genoe et Urceo, qui se sont unies pour créer cette structure. Celles-ci vendent ensuite aux éleveurs les doses obtenues. Pour que les semences d’un géniteur arrivent sur le marché, ce dernier doit être identifiable dans une indexation officielle qui classe les taureaux présents dans un pays. En France, un index de synthèse, appelé ISU depuis 2012, est utilisé pour déterminer la valeur d’un mâle. Jusqu’en 2008, cet indice de performance était uniquement calculé à partir de critères morphologiques, fonctionnels et de production de l’ascendance mais aussi de la descendance d’un géniteur. Un taureau pouvait donc être bien classé qu’à partir du moment où il était largement diffusé dans les élevages. Depuis 6 ans, grâce à la sophistication des outils de génotypage, les centres de sélection déterminent cet index à partir de l’information génétique des mâles avant même qu’ils n’aient de descendances. Dorénavant, les taureaux peuvent donc être bien classés dès leur plus jeune âge.

Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Terra
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Terra
Consultez les revues Terra au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière Terra
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Terra.

Les plus lus

Une démarche RSE comme moteur du changement ?
Une démarche RSE peut elle être un moteur du changement ? C’est le pari que veut faire le Crédit Agricole des Côtes d’Armor qui a…
Forestiers : comment restaurer le dialogue avec la société ?
Si les citoyens apprécient la forêt, symbole de nature préservée, et le bois matériau, pour se chauffer ou se meubler, ils sont…
Des moissons compliquées par une météo pluvieuse
Depuis le 14 juillet le beau temps était reparti permettant aux moissons de démarrer enfin après un épisode pluvieux record. Sur…
La filière porcine en plein doute
Dans une lettre ouverte à Julien Denormandie, la première coopérative porcine de France explique son projet de quitter ATM (le…
Locus Solus, la petite maison d’édition qui monte...
Créée il y a maintenant neuf ans, Locus Solus se fait peu à peu sa place dans le monde de l’édition, à raison de 40 à 45 ouvrages…
Se lancer dans l’inconnu oui mais... avec des partenaires que l’on connaît bien !
Installés depuis quatre ans, Myriam et Vincent Labbé, ont repris deux élevages sur la commune de Plenée-Jugon (22). Leur objectif…
Publicité