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Préparer la PAC d'après 2013

Le conseil fédéral de la FDSEA a eu un bel exercice de prospectif à son menu avec la préparation de la PAC version post-2013.

La FDSEA a réuni son conseil fédéral le 8 juin.
La FDSEA a réuni son conseil fédéral le 8 juin.
© Cécile Julien

Mardi 8 juin, les élus de la FDSEA se sont réunis en conseil fédéral autour d'un sujet aussi compliqué que stratégique : l'avenir de la PAC après 2013. "Il faut d'ores et déjà nous y préparer", prévient René Collin, président de la FDSEA. Claude Soudé, du service économie de la FNSEA, a retracé les raisons de l'évolution de la PAC dans une Europe de plus en plus large et où l'agriculture perd de son importance. "L'agriculture ne représente que 1, 2% du PIB et l'Europe est importatrice nette de produits agricoles", précise l'économiste. De plus, tous les pays n'ont pas les mêmes attentes envers leur agriculture. Elle est encore un fort secteur d'emploi dans les pays de l'Est, un facteur d'aménagement du territoire au Royaume-Uni, une force d'export en France. La France, 1ère puissance agricole avec 18,4% de la production européenne, est toujours très regardée dans ses choix.

Dans un contexte budgétaire serré

Depuis sa création, la PAC a régulièrement évolué pour coller l'accompagnement aux besoins (autosuffisance puis gestion des excédents) et au contexte (mondialisation, compatibilité avec les règles de l'OMC). Aujourd'hui, la politique européenne inscrit ses soutiens dans les marchés. Depuis 1992, les aides ont donc évolué et sur les 60 milliards de la politique agricole, 40 sont désormais découplés. "Le budget sera la clé d'entrée de la prochaine réforme", prévient Claude Soudé. D'abord, parce qu'elle se négociera dans un contexte économique tendu. Ensuite, parce que certains pays, comme l'Allemagne, en ont assez de beaucoup plus contribuer qu'ils n'ont de retour. "Il sera difficile de demander une hausse du budget agricole, prévient Claude Soudé. D'autant plus de la part de la France qui a le retour le plus important". L'OMC sera également un élément important de la prochaine mouture de la PAC. Tout l'enjeu sera pour l'Europe de défendre la préférence communautaire et l'exception agricole.

22 ministres européens de l'agriculture ont signé une déclaration pour que la PAC d'après 2013 protège le modèle agricole européen, qu'elle réponde aux signaux des marchés et qu'elle relève le défi environnemental. Reste à l'écrire. Le commissaire Ciolos fera des propositions à l'automne. D'ici là, la FNSEA apportera sa contribution à la réflexion. "La FNSEA défend une agriculture forte, compatible avec une croissance durable et les énergies vertes. Nous demandons le maintien du budget à son niveau actuel, avec des outils de gestion des marchés", relate Claude Soudé. La réflexion se poursuit en région et une position commune sera présentée à l'été.

Solidarité avec les agriculteurs vendéens

Les agriculteurs de Vendée, comme leurs collègues charentais, ont été très touchés par le passage de la tempête Xynthia : parcelles noyées sous les eaux salées, animaux emportés, stocks de fourrages détrempés, matériel corrodé. "Les dégâts sont considérables et pour plusieurs années, relate Frédéric Chevalier, suite à l'intervention des agriculteurs touchés lors du congrès de la FNSEA. Nos collègues ont besoin de notre aide". C'est au niveau des fourrages que les éleveurs d'Ille et Vilaine peuvent apporter leur soutien. "Dans beaucoup de communes, il y a des terres mises en réserve pour l'urbanisation. En accord avec les collectivités, elles pourraient produire des cultures pour les éleveurs vendéens, suggère le représentant syndical. Des collègues du Grand-Fougeray ont déjà implanté 5 Ha de maïs. C'est d'autant plus facile que le Conseil général de Vendée prend en charge de transport". La Coopédom devrait aussi envoyer du fourrage déshydraté. La chambre d'agriculture a voté une subvention de 3000 euros. "Chacun pourrait donner une balle de foin, envisage un agriculteur. Au niveau d'un canton, ça aurait vite fait de faire un camion". Autant d'actions qui rendront service et fédéreront les agriculteurs.

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