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Lait
Prévoir ses besoins en trésorerie

Avec un prix du lait en forte baisse, les trésoreries des exploitations sont mises à mal. Pour anticiper ces besoins, et mieux les négocier auprès de votre banquier ou de vos fournisseurs, la chambre d'agriculture vous propose une méthode de calcul, testée avec les groupes lait qu'elle suit sur le département.

Les groupes Lait qu'anime la chambre d'agriculture se retrouvent régulièrement, en salle ou chez l'un ou l'autre des éleveurs.
Les groupes Lait qu'anime la chambre d'agriculture se retrouvent régulièrement, en salle ou chez l'un ou l'autre des éleveurs.
© Chambre d'agriculture

Si les groupes lait qu'anime la chambre d'agriculture ont l'habitude de discuter autour de leurs résultats comptables une fois par an, la chute du prix du lait a obligé, cette année, à procéder différemment. "Il y avait bien trop d'écart entre les clôtures de début d'année, avec un prix moyen encore élevé, et celles de septembre", constate Isabelle Pailler, conseillère lait.

Equilibrer

L'idée est de calculer le prix auquel il faudrait vendre son lait en 2010 pour équilibrer ses comptes, prélèvements privés compris. "A partir de la comptabilité 2009, chacun a estimé 2010, poste après poste, rémunération de la main d'oeuvre, dépenses financières, frais généraux, auxquels on enlève les DPU et les marges brutes des autres ateliers". Un calcul à l'envers, qui détermine d'abord un besoin en marge brute lait puis, en y ajoutant l'ensemble des charges opérationnelles, un besoin en produit lait. "En fonction du quota, il ne reste plus qu'à déterminer le prix nécessaire aux 1 000 l". Un prix qui cache de grandes disparités d'un élevage à l'autre. "Dans un des groupes, on allait de 230 à 480 €, détaille la conseillère. 230 € pour des éleveurs peu endettés, ayant déjà optimisé tous les postes, 480 € pour des ateliers mixtes, lait et échalotes ou endives, où un déficit s'annonce déjà dans la seconde production.

Trouver de la trésorerie

"L'écart entre le prix nécessaire pour équilibrer et le prix du lait attendu va indiquer le besoin de trésorerie pour passer cette période difficile". Au-delà des prêts à court terme accordés par les banques, plusieurs pistes peuvent être explorées. "Si l'exploitation est peu endettée, elle peut opter pour une reprise d'autofinancement, qu'elle aurait réalisé sur 2008, indique Isabelle Pailler. Le report d'annuités en fin de tableau est assez coûteux mais a l'avantage de ne pas plomber les 2-3 prochaines années". Enfin, les exploitations les plus endettées n'auront pas d'autre solution que de consolider leurs prêts.
Et qu'espérer des aides de l'Etat ? "L'enveloppe allouée au Finistère est d'un peu plus de 500 000 €, alors que, au regard des 1 220 dossiers déposés, le besoin serait de 3 millions d'€". De son côté, la MSA peut octroyer, à la demande, un échéancier de paiement ou un report de cotisations, sans frais. "Vous pouvez aussi solliciter votre assureur, vos fournisseurs...".

En pratique

Des réunions, intitulées "réaliser le budget prévisionnel 2010", auront lieu de 14h à 16h30, dans les antennes de la chambre d'agriculture :
- le 24 novembre à Brest et Quimperlé,
- le 26 novembre à Morlaix et Saint Ségal,
- le 27 novembre à Carhaix et Quimper.

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