Aller au contenu principal

Comptes prévisionnels de l’agriculture 2012
Production par production : le grand écart

Selon l’Insee, le revenu agricole moyen par actif non salarié s’élèverait à 36 500 euros en 2012, en progression pour la troisième année consécutive. Mais cette tendance positive masque des évolutions très divergentes. Leséleveurs bovins et ovins sont les plus mal lôtis en 2012.

Ainsi les producteurs de grandes cultures verraient leur revenu 2012 progresser de 46 % à 72 100 € contre 49 500 € en 2011 en raison de la flambée des prix des céréales,  des oléagineux et des protéagineux. Un tel scénario se reproduira-t-il  en 2013 ? C’est loin d’être sûr eu égard à la volatilité des prix des productions végétales. L’année céréalière 2012 a été particulièrement exceptionnelle en ce sens où tous les éléments de marché ont été réunis pour stimuler les prix : demande élevée, production en baisse à cause d’accidents climatiques dans les grands pays producteurs de céréales. En nette progression également le revenu des producteurs de légumes qui ont bénéficié d’une amélioration des prix. Leur revenu s’affiche à 36 800€ contre 21 400 € en 2011 (+72 %). Les producteurs de fruits s’inscrivent également dans une tendance positive avec un revenu en progrès de 21 %  à 29 900 € contre 24 700€ en 2011.
En 2012, le revenu des éleveurs porcins progresserait de 30 % à 46 700 € contre 35 800 € en 2011. Une évolution en trompe l’œil, dans la mesure où la répercussion de la hausse du coût des matières premières n’a pas été totalement réalisée. La hausse des charges sera certainement beaucoup plus forte en 2013 sans aucune certitude sur l’évolution du prix du porc. Les producteurs de volailles voient également leur revenu augmenter nettement de 30 200 € à 40 500 € (+34 %). Le secteur de la volaille de chair est en effet le seul secteur où la mise en œuvre de l’accord du 3 mai a permis de répercuter en partie la hausse du coût de l’aliment. Finalement ce sont les éleveurs bovins et ovins qui sont les plus mal lotis en 2012. En viande bovine, l’évolution positive des prix payés aux producteurs (+15 %) a été insuffisante pour compenser la hausse des coûts de production : le revenu s’établit à 15 400 € (-9 %) contre 17 000 € en 2011. Idem pour les ovins dont le revenu passe de 19 100 € à 15 300 € (-20 %). Quant aux producteurs de lait, ils ont subi simultanément une baisse des prix, un renchérissement des coûts de production, l’aliment du bétail notamment, sans pouvoir se rattraper sur les volumes qui restent stables : leur revenu accuse une baisse de 10 % à 24 800 € contre 27 700 € en 2011.
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Terra
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Terra
Consultez les revues Terra au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière Terra
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Terra.

Les plus lus

Le cheptel porcin chinois reconstitué, la filière française en crise
Le ministère de l’Agriculture chinois vient de révéler que le nombre de porcs vivants sera bientôt au même niveau qu’avant la…
"Une démarche remplie d’espoir et de sens"
Quatre ans après la création de "C’est qui le patron ?!", son fondateur, Nicolas Chabanne, revient sur l’évolution de la marque…
Pompiers volontaires : Laïta favorise l’engagement de ses salariés
Une convention avec le Sdis 29 l’a officialisé : Laïta va octroyer jusqu’à 10 jours par an à ses salariés sapeurs-pompiers…
La grange du Guilar, un nouveau magasin à la ferme à Bodilis (29)
Le premier confinement a multiplié son activité de vente à la ferme par quatre ! Pour offrir à sa clientèle une plus large gamme…
Le boycott des produits français : quel impact pour la Bretagne ?
Les appels au boycott de produits français se sont multipliés depuis le samedi 24 octobre dans plusieurs pays du Moyen-Orient…
La naissance d'un poids lourd du conseil, et de la Data en élevage
Par communiqué, quatre structures, Evolution, BCEL ouest, GDS Bretagne et Copavenir ont annoncé en fin de semaine dernière leur…
Publicité