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Assemblées locales CER France Côtes d'Armor
Productions en crise : une année 2010 décisive

CER FRANCE Côtes d'Armor a informé ses adhérents lors des assemblées locales, tant sur les nouveautés fiscales que sur le contexte de crise. Il va s'endire que 2010 sera déterminante.

Les participants étaient venus nombreux le 4 février dernier à Quintin.
Les participants étaient venus nombreux le 4 février dernier à Quintin.
© terranet

2010 sera l'année de "vérité" dans les filières. En porc, d'abord. En 2009, le prix payé au producteur s'établit à 1,306 €/kg de carcasse pour un prix cadran à 1,146 €. Et si 2009 est une année à l'équilibre en moyenne, "la baisse du cours du porc engendre des situations financières dégradées avec, dans 17% des cas, un endettement supérieur à 100%", précise Georges Douguet, ingénieur d'études à CER France Côtes d'Armor, qui insiste sur l'importance de l'enchaînement des cycles en porc. "En générale après 2 mauvaises années suivent une année à l'équilibre puis 2 bonnes années". Le cycle va-t-il se reproduire ? "2010 et 2011 seront déterminantes", ajoute-t-il. Parmi les signaux positifs, le niveau de technicité qui n'a cessé de progresser et la baisse du prix de l'aliment, qui en fin d'année affichait un prix spot de 180 €/tonne, contre 250 € en 2008. "Jusqu'à l'été, le coût alimentaire devrait rester compétitif. Mais n'oublions pas que le prix du soja reste élevé". La grande inconnue reste le comportement du prix du porc. "Si la demande repart au niveau mondiale : cela peut se jouer sur très peu de choses", reconnaît Georges Douguet. Mais c'est sans compter la concurrence européenne allemande, danoise ou hollandaise. "La Bretagne a sa place à trouver dans l'échiquier européen", estime-t-il.
Lait : des revenus au plus bas
Décisive, l'année 2010 le sera aussi en production laitière avec la remontée du prix du lait et la restructuration de la filière. Dans les clôtures de fin d'année, le prix brut du lait s'établit à 280-285 €/1000 litres vendus. Et ce n'est pas là le point bas qui est annoncé pour mars 2010 autour de 275-280 €/1000 litres. Parallèlement, les prix des veaux de 8 jours et les vaches de réforme, également bas, n'ont pu apporter de compensation. Quant au coût de production, il est estimé à 315 €/1000 litres en 2009, avec une progression de 20 €/1000 litres du coût alimentaire en 2 ans. Résultat : des revenus au plus bas et une dégradation de la situation financière. Au mois de septembre, 50% des revenus étaient inférieurs à 6 000 €/UTHF. "On tend vers 6 000-7 000 €/UTHF pour la fin 2009", indique Georges Douguet. Et d'ajouter : "la réponse aux problèmes doit éviter qu'une seconde vague ne vienne déstabiliser la filière laitière".

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