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Produire pour consommer son énergie vaut-il le coût ?

Auto-consommer tout ou partie de l’énergie que l’on produit est un droit. Mais le jeu en vaut-il la chandelle ? La question a été débattue au Space par les agriculteurs énergiculteurs, car le coût des énergies s’envole.

Lors des tables rondes qui prolongeaient la conférence.
Lors des tables rondes qui prolongeaient la conférence.
© Terra

Grâce à des panneaux photovoltaïques, par la cogénération avec la méthanisation, produire son électricité à la ferme est devenu fréquent, mais auto-consommer cette énergie produite l'est beaucoup moins. "Or on a tous des bâtiments, parfois à construire, des déjections qu’on peut valoriser, une filière bois bocage et une nouvelle PAC qui se dessine… On doit défendre ces sources financières pour les agriculteurs et ne pas en recevoir que des miettes", cadre Gaëtan Le Seyec, responsable du groupe énergie-climat à la chambre d'agriculture de Bretagne. Substituer à des factures externes une production de l’exploitation est-elle valable ? "Prenez le temps de décortiquer votre note d’électricité et de voir où vous en êtes", invite Jean-Yves Carré, référent économies d’énergies, l’un des spécialistes dont les chambres d’agriculture se sont dotées pour accompagner, en toute neutralité, les agriculteurs sur cette question.

Identifier son profil

Ainsi les profils de consommation électrique du laitier et les pointes dues à la traite matin et soir ne seront pas les mêmes que celle au robot, "avec un talon plus élevé mais moins de pics", ou encore que celui d’un élevage de truies naisseur engraisseur "où la puissance appelée est très importante", ou bien en pondeuse "avec une consommation forte liée à l’éclairage". Aussi, l’autoconsommation ne s’aborde qu’après avoir passé à la loupe "sa facture, les économies d’énergies possibles et son profil de consommation", insistera Jean-Yves Carré. Ensuite, peut s’envisager la question de l’autoconsommation, d’une partie ou de toute l’énergie produite. "Car ce n’est pas si simple de tout autoconsommer, attention quand on s’y engage", souligne Isabelle Hascoët, référente photovoltaïque à la chambre d'agriculture de Bretagne pointant la nécessité de batteries qui stockent pour redistribuer. "La technologie existe mais le coût est encore très élevé". L’espoir désormais est lié au stockage qui permettrait d’envisager une rentabilité en autoconsommation qui aujourd’hui, laisse à désirer.

À noter

Forum pour le grand Ouest "L’agriculture en transition énergétique et climatique avec les territoires" les 1er et 2 février prochains à Acigné 35.

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