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Profession, responsable de secteur au Seremor

Trouver le bon salarié pour remplacer au pied levé un éleveur blessé ou en congés ? C’est le lot quotidien d’Alicia Bouteleux, du service de remplacement. A 27 ans, cette jeune ingénieure gère au plus juste le planning d’une quarantaine de salariés, pour que les exploitations continuent à tourner. Rencontre avec cette responsable de secteur, l’une des trois du Seremor en Morbihan.

Alicia Bouteleux chargée de secteur au Seremor comme ses collègues est là "pour continuer à faire tourner la boutique"
Alicia Bouteleux chargée de secteur au Seremor comme ses collègues est là "pour continuer à faire tourner la boutique"
© Claire le Clève

 

 

Téléphone à l’oreille, yeux rivés sur le planning qui s’affiche sur l’écran de son ordinateur, Alicia Bouteleux, vive, doit répondre au plus juste à la demande qu’on lui formule, dans l’urgence. "J’ai l’orteil en vrac, le pied dans le plâtre...Une vache qui m’a marché dessus, il me faut quelqu’un, vite. Je peux compter sur vous !", raconte lapidaire au bout du fil, son interlocuteur, un éleveur laitier adhérent, de la région du Questembert.

Accident maladie, 60 % des interventions

Accident, maladie ou décès constituent à 60 %, des motifs d’interventions du Séremor, service de remplacement du Morbihan, "ils sont aussi prioritaires", précise Alicia Bouteleux. Et ce sont en moyenne, 20 000 jours de remplacements effectués dans les exploitations morbihannaises par les 100 salariés ETP, équivalent temps plein, du Seremor. "Association qui recrute toujours. Nous attachons beaucoup d’importance à la formation des salariés, de moins en moins issus du milieu agricole qui pour autant, ont le potentiel et la motivation", insiste-t-elle . Un service créé par les agriculteurs pour les agriculteurs. Tous deux ont le même âge, 27 ans, et cette jeune ingénieure, issue de l’ESA d’Angers, doit, face aux besoins exprimés, répondre "au mieux, au plus juste et vite". Avec elle, dans ce grand bureau empli d’écrans, deux autres collègues responsables de secteurs pour le Seremor et deux autres encore pour le compte de Solutis-emploi, groupement d’employeurs. "On travaille ensemble, en complémentarité et on essaie d’avoir une vision globale pour répondre au mieux aux besoins des adhérents". Une optimisation des compétences doublée d’une gestion serrée des plannings.

Décider qui va où

Après avoir enchaîné diverses expériences dans l’identification bovine, le salariat en production porcine comme responsable d’atelier puis, en nutrition animale bovine, "le terrain me manquait, le contact avec les agriculteurs aussi", reconnaît cette jeune femme, non issue du milieu agricole qui apprécie aussi la variété des tâches à accomplir. "Au bureau le matin pour recevoir plutôt les appels des agriculteurs et faire face aux demandes de remplacements d’accident-maladie, de vacances ou de congés maternité ou paternité... On essaie d’avoir une vision à court, moyen et long terme", résume-t-elle. "Il faut organiser les plannings des salariés en fonction de leur disponibilité, de la zone géographique, attribuer la bonne personne au bon remplacement". Ce qui nécessite de bien distinguer le profil recherché. Outre leurs compétences techniques, "les salariés doivent avoir une bonne capacité relationnelle et un bon sens de l’adaptation", reconnaît la jeune femme dont les après-midis sont dévolus au terrain : "pour les demandes de remplacement, l’ évaluation des besoins, le suivi de remplacement, l’évaluation d’un remplacement passé, des demandes d’adhésion... ", inventorie-t-elle.

Faire tourner la boutique

"On est les premiers à intervenir en cas de de décès ou quand il y a une situation difficile à gérer", reconnaît également Alicia Bouteleux qui pointe aussi l’organisation d’exploitations parfois surchargées : "nos salariés doivent gérer l’astreinte sur tout type d’exploitation et peuvent aussi subir cette démesure de travail", replace t-elle. Un lien essentiel entre l’exploitant et le salarié : "on récupère la demande, on s’assure de qui pourra donner les consignes ou pas sur l’exploitation. On est là pour continuer à faire tourner la boutique".

 

Claire Le Clève

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