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Prise d'eau du Coatoulzac'h
Quel gâchis !

La FDSEA ne décolère pas dans le dossier de la prise d'eau du Coatoulzac'h. Et s'apprête à faire appel pour la quatrième fois. Petit retour en arrière.

 

Suite à une plainte déposée par l'association Eau et rivières de Bretagne, la France est condamnée, en 2001, pour non respect de la norme européenne fixant à 50 mg/l la teneur maximale en nitrates des eaux superficielles utilisées pour la fourniture d'eau potable. "Si 37 bassins versants sont concernés à l'époque, ils ne sont plus que 9 en 2007, suite aux nombreux efforts engagés par la profession agricole", rappelle la FDSEA.

 

Fermer la prise d'eau de l'Horn

 

Afin d'éviter un contentieux avec Bruxelles, la France s'engage à fermer la prise d'eau de l'Horn en 2009. Et, sans tenir compte de l'avis de la profession agricole, le syndicat d'eau décide de pomper sur le Coatoulzac'h, un affluent de la Penzé. Une ineptie pour la FDSEA, qui dénonce, pêle-mêle, le risque d'assèchement du ruisseau, les conséquences sur la flore et la faune, un débit insuffisant pour assurer l'alimentation en eau potable de près de 30 000 habitants en hiver, bien plus au plus fort de la saison touristique... Elle décide alors de déférer l'arrêté préfectoral autorisant le prélèvement d'eau, puis saisit le tribunal administratif de Rennes pour faire arrêter les travaux.

"Les deux requêtes ont été rejetées", rappelle Michel Gallou, administrateur à la FDSEA. Comme vient de l'être le recours contre l'arrêté préfectoral établissant les périmètres de protection du captage. "Uniquement parce que la France s'était engagée à fermer le captage de l'Horn. Alors que d'autres solutions auraient pu être trouvées".

Parmi ces solutions, figure une inter-connexion avec Morlaix, qui a bien fonctionné l'été dernier, quand la sécheresse a rendu le Coatoulzac'h incapable de fournir suffisamment d'eau. Une inter-connexion provisoire, le temps que la teneur en nitrates de l'Horn passe sous la barre des 50 mg/l, et qui aurait évité "un beau gâchis". Et la FDSEA de chiffrer à 5 millions d'euros les travaux engagés, bâtiment, 10 km de canalisations jusqu'à l'usine de Mespaul..., sans compter l'exploitation et l'entretien des ouvrages, l'indemnisation des servitudes de protection du captage d'eau... "Puisque l'usine de Mespaul est performante, on aurait aussi pu continuer à dénitrifier l'eau de l'Horn et récupérer cet azote pour en faire de l'engrais, comme cela est fait à Saint Malo".

 

Eviter les contraintes

 

"Avec un accord intelligent, on aurait pu diminuer le prix facturé au consommateur", estime Michel Gallou. Cette solution aurait aussi évité à l'agriculture de subir de nouvelles contraintes. "C'est quand même incroyable, peste Christian Le Saint, riverain. C'est parce que nous avons bien travaillé qu'ils sont venus pomper l'eau du Coatoulzac'h, à 35 mg/l de nitrates". Et que les périmètres A et B lui compliquent, au quotidien, la gestion de son élevage laitier. "Si on avait dépassé les 50 mg/l, ils nous auraient laissé en paix". Pour toutes ces raisons, la FDSEA vient de décider de faire à nouveau appel. "Nous sommes toujours persuadés que ce n'est pas une bonne solution".

 

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