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SANDERS FÊTE SES 100 ANS
Quels seront les modèles d'élevage du futur ?

Pour marquer ses 100 ans d'histoire, Sanders organisait un challenge intitulé trophées Projets de valeur. Avant la remise des récompenses, une table ronde était programmée à Saint-Caradec, vendredi dernier sur le thème "entreprendre dans l'agriculture en Bretagne".

De gauche à droite, Stéphane Dahirel, Roger Le Guen, Alain Glon, Serge Vallée, Christophe Chrétien, et Edith Llistosella, l'animatrice du débat.
De gauche à droite, Stéphane Dahirel, Roger Le Guen, Alain Glon, Serge Vallée, Christophe Chrétien, et Edith Llistosella, l'animatrice du débat.
© Terra


"La crise économique actuelle, aussi déstabilisante soit-elle, ne doit pas nous empêcher d'imaginer les modèles d'élevage du futur, dont la rentabilité devra être à la hauteur de l'engagement humain et financier des éleveurs", souligne Christophe Chrétien, le directeur de Sanders Bretagne. Peut-on et doit-on entreprendre ? Réaliser son projet d'installation, faire évoluer son exploitation, entreprendre ensemble ou encore inscrire l'agriculture dans la modernité : voici autant de thèmes abordés lors de cette après-midi de débat.
Pour Roger Le Guen, de l'ESA d'Angers, "entreprendre, c'est se projeter dans l'avenir, et il y a chez les jeunes une envie d'agriculture qui est forte. Maintenant, ce qu'il faut regarder de près, c'est l'accès à la responsabilité, faire en sorte que le métier dégage du revenu, et s'attacher à ce que les agriculteurs fassent partie de la société".
Pour illustrer ces questions, des séquences vidéos ont été présentées, avec des témoignages d'agriculteurs. Ainsi, Jean-Marc Le Penuizic, aviculteur et engagé auprès des JA, raconte la réalisation de son projet et revient sur les freins à l'installation, principalement "la course au foncier".
Pour Stéphane Dahirel, "quand on peut, il vaut mieux éviter d'être seul dans un projet. L'environnement et le financier sont les principaux obstacles à l'installation". Le président du Gaévol peste également contre le Projet agricole départemental. "Qu'est ce qu'un PAD dans la mondialisation ? Nous avons déjà une réglementation européenne, des exigences françaises et en plus par département. Il est temps de lever tout ça !".
Des témoignages d'éleveurs montrent aussi qu'il est possible de faire de ces contraintes un atout. A l'image de Jérôme Lemaître, installé à Loudéac en tant que naisseur - engraisseur, avec 640 truies, fabrication d'aliment et une station de traitement du phosphore. "Je me suis installé, car j'avais envie de prendre des responsabilités et d'investir dans une entreprise qui serait la mienne. La directive bien-être a été une opportunité pour pouvoir montrer tous les efforts que nous faisons, même si, aujourd'hui, je ne vois pas ce que l'on peut faire de plus".
Une chose est sûre, comme l'a rappelé Alain Glon, "le monde a besoin de la nourriture". Reste à savoir quel sera le visage de l'agriculture demain.

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