Aller au contenu principal
E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

Ergonomie
Réfléchir avant de construire

Après avoir travaillé dans des conditions pas toujours adaptées, Anne-Marie Le Bras a profité de la construction d'un nouveau local de découpe et transformation pour solliciter les conseils de la MSA en matière d'ergonomie et d'amélioration de ses conditions de travail.

Eleveurs de porcs bio à Coray depuis 1996, François et Anne-Marie Le Bras transforment toute leur production depuis 2003. "Dans un premier temps, nous avons loué un atelier à Langonnet, dans le Morbihan", explique Anne-Marie. Une solution provisoire, puisqu'elle ne demandait pas moins de 7 heures sur les routes, toutes les semaines !

Etudier chaque poste de travail

Quand elle se décide à construire son propre atelier de découpe et de transformation, la jeune femme prend contact avec la MSA. "L'amélioration de nos conditions de travail était l'une de mes priorités. C'est à moi qu'il revient de transformer une bonne partie des porcs. Et notre salarié avait déjà été en arrêt de travail". Sensibilisée à l'ergonomie, elle prend le temps d'étudier un à un tous les postes de travail. "Avoir travaillé dans deux locaux, à Langonnet puis à Scaër, nous a permis de voir ce qu'on voulait... et ce qu'on ne voulait plus".
Au total, il lui faudra élaborer une bonne dizaine de plans avant d'arriver à quelque chose qui la satisfasse totalement. En premier lieu, hors de question de continuer à porter les carcasses, une fois celles-ci revenues de l'abattoir. "Nous avons donc conçu un rail qui va doucement s'incliner sur la table, permettant à la carcasse de s'y poser", explique Robert Dantec, du service prévention de la MSA. Les tables ont également été réfléchies. "Leur hauteur est fonction de la taille des gens qui y travaillent". Et des chariots ont été fabriqués sur mesure. "Il faut qu'ils soient à la bonne hauteur, afin de nous permettre de glisser les caisses des tables au chariot puis aux différentes machines, sans avoir à les porter". Et quand on sait que chaque caisse pèse 30 kilos, la différence sera nette en fin de journée !

Du sol au plafond

Toujours dans l'objectif d'améliorer les conditions de travail, le sol est anti-dérapant. Un plus quand on sait qu'il est nettoyé à grande eau régulièrement. "Nous avons aussi acheté des tapis anti-fatigue, notamment pour la trancheuse à jambon". Sur un sol dur et froid, le dos et les jambes souffrent. "Le tapis sert d'isolant thermique et permet de modifier les contraintes au niveau du dos, des genoux...".
Une attention particulière a aussi été portée aux couteaux. "Un affutage bien mené diminue la pénibilité et les risques de tendinite, tout en améliorant la qualité du travail et le rendement, affirme Robert Dantec. Et les différents aciers tiennent plus ou moins l'affutage". Le nouveau bâtiment est aussi l'occasion de nouvelles habitudes. "Les équipements de protection, gants et tabliers, sont désormais obligatoires, même si le tablier est lourd et les réglages pas si simples à trouver".

Privilégier l'éclairage naturel

"Pour travailler dans de meilleures conditions, nous avons aussi voulu privilégier l'éclairage naturel", indique Anne-Marie. Seule la salle de découpe, au milieu du bâtiment, ne pouvait pas en bénéficier : une fenêtre a donc été percée sur une autre pièce, afin de voir quand même la lumière du jour. "Le bâtiment est clair. Je n'ai pas l'impression d'être enfermée toute la journée", apprécie la jeune femme.
A la charcuterie de Kerzest, la réflexion continue. "Pour le moment, nous n'avons rien acheté pour le local des expéditions, avoue Anne-Marie. Une table ? Des étagères ? "On cherche la solution la plus ergonomique". Le pli est pris !

 

Sur les marchés ou à la ferme

Si la charcuterie de Kerzest écoule une partie de ses produits dans les collectivités et la restauration collective de Bretagne, vous pouvez aussi la retrouver dans les magasins bio du Finistère, du Morbihan et d'Ille et Vilaine. Elle est également présente sur les marchés de Moélan sur Mer, Trégunc, Concarneau, Névez, Kerfeunteun (Quimper) et Carhaix. Et le magasin de Coray est ouvert tous les vendredis de 9h à 13h et de 16h30 à 19h30, et le samedi de 9h à 13h.

Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Terra
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Terra
Consultez les revues Terra au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière Terra
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Terra.

Les plus lus

Le tribunal de Saint Brieuc exige du GDS la délivrance des ASDA
Depuis plusieurs mois, un conflit oppose des éleveurs adhérents ou non adhérents du GDS, au sujet, d'une part, du montant des…
Le croisement pour un troupeau facile à vivre
À Trégarvan dans le Finistère, dans les parcelles qui bordent l’Aulne, 115 vaches croisées 3 voies pâturent presque toute l’année…
Le boom des plantes aromatiques et médicinales cueillies
La cueillette des plantes sauvages est en plein renouveau. Longtemps marginale, méconnue, elle est en plein essor, portée par le…
Le marché du porc breton : optimisme en 2020, mais pas d'euphorie
L'année 2019 s'achève sur un prix du porc inédit depuis 1992, avec un pic à 1,70 euros le 12 décembre dernier. Les vœux du marché…
Le texte du gouvernement sur les ZNT fait l'unanimité... contre lui
Le gouvernement a publié, le 29 décembre au Journal officiel (JO), l’arrêté et le décret instaurant les nouvelles zones de non-…
Les centres de formation des chambres d'agriculture repris par des organismes locaux
Les chambres d'agriculture recentrent leur activité et confirment leur désengagement de la formation qualifiante sur ses quatre…
Publicité