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Remplacement et apprentissage, duo gagnant pour la formation

Les services de remplacement peuvent accueillir un apprenti. En alternant formation et remplacement dans différentes exploitations, le jeune acquiert une solide expérience. C'est le pari qu'ont fait ensemble Audrey Berrée, en BTS productions animales, et l'association Coglais remplacement.

De gauche à droite, Nicolas Maurice, animateur de Coglais remplacement, Guy Pautonnier, président, et Audrey Berrée, apprentie en BTS PA.
De gauche à droite, Nicolas Maurice, animateur de Coglais remplacement, Guy Pautonnier, président, et Audrey Berrée, apprentie en BTS PA.
© Cécile Julien

L'école, ce n'est pas son truc. Audrey Berrée le reconnaît, elle préfère être sur le terrain. Ce qu'elle veut, c'est acquérir de l'expérience. Après son BEP productions animales et un Bac pro CGEA, la jeune fille a trouvé, au CFA de Laval, avec un BTS productions animales, un bon compromis entre poursuite d'études et expériences concrètes, tout en étant rémunérée pendant sa formation. Ayant travaillé deux mois dans une association de remplacement, c'est tout naturellement que la jeune fille s'est tournée vers ce secteur pour faire son apprentissage. Elle a d'abord contacté le service formation de la chambre d'agriculture, puis Ille et Vilaine remplacement. La fédération des services de remplacement l'a orienté vers Coglais remplacement, qui regroupe 150 exploitations. En un mois, Audrey Berrée avait trouvé l'entreprise où réaliser son apprentissage. "Si on veut que, demain, des jeunes choisissent l'agriculture, il faut s'investir dans la formation, estime Guy Pautonnier, président de Coglais remplacement. C'est normal d'y consacrer du temps, de les former pour les garder dans notre secteur d'activité. Dans le cadre de l'apprentissage, les aides (voir encadré) viennent compenser ce temps". A son arrivée, Audrey a travaillé un mois sur l'exploitation de Guy Pautonnier, qui est son tuteur, afin de perfectionner des points qu'elle n'avait pas eu beaucoup l'occasion de travailler, comme la conduite du tracteur. Depuis janvier, elle enchaine les remplacements, comme les autres salariés de l'association. "D'abord, on a choisi des remplacements simples, quand un des exploitants est là, retrace Guy Pautonnier. Puis, rapidement Audrey a fait toute sorte de remplacement. Avec un jeune en BTS, on est rassuré sur le niveau de compétences". La seule différence avec les autres salariés est qu'Audrey travaille deux semaines, en alternance avec deux semaines au CFA.

 

Une expérience formatrice

Se trouver à devoir remplacer un agriculteur sur une exploitation qu'on ne connait pas ou presque, ce n'est pas forcément évident pour une toute jeune femme. "Je prends ça comme un défi, assure Audrey. J'ai la sécurité de pouvoir appeler Nicolas, l'animateur de l'association". Pour le jeune en apprentissage, le remplacement permet de voir de nombreux systèmes d'exploitation. "C'est très formateur", reconnait Audrey. Avec une telle expérience, passer son BTS et trouver un emploi ne devraient être qu'une formalité !

Pour tout renseignement sur l'apprentissage, contactez le service formation de la chambre d'agriculture au 02 23 48 28 40.

Etre apprenti dans un service de remplacement

 

  • - L'apprenti doit être majeur pour pouvoir se déplacer lors de ses remplacements. Il aura le statut de salarié. La 1ère année, s'il a entre 18 et 20 ans, il sera payé 41% du Smic, s'il a plus de 21 ans, 53% du Smic. La 2ème année, s'il a entre 18 et 20 ans, il sera payé 49% du Smic, s'il a plus de 21 ans, il sera payé 61% du Smic.
  • - L'employeur ou maître d'apprentissage le déclare et le considère comme tout salarié. Il doit contribuer à l'acquisition de compétences. Le salaire de l'apprenti est exonéré d'une large partie des cotisations patronales.
  • - Le Centre de formation des apprentis nomme un formateur référent, chargé de suivre l'apprenti. Le CFA répartit les objectifs de formation entre l'entreprise et le centre.
  • - Des aides sont prévues à l'embauche d'un apprenti. Une prime d'assiduité de 1.000 euros est versée par année. Une autre prime de 1.000 euros est liée à l'engagement de l'employeur de suivre une formation. Une prime à la mixité de 300 euros est versée aux employeurs qui recrutent un garçon dans des métiers traditionnellement féminins ou une fille dans des métiers masculins.
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