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MAE
Renseignez-vous !

Prime herbagère, systèmes fourragers économes en intrants, conversion ou maintien de l'agriculture biologique, protection des races menacées de disparition : un certain nombre de MAE, mesures agroenvironnementales, peuvent être souscrites sur l'ensemble du département. Le point avec Gaëlle Guiocheau, conseillère à l'Adasea.

Gaëlle Guiocheau, conseillère à l'Adasea.
Gaëlle Guiocheau, conseillère à l'Adasea.
© Terra
Si certaines MAE, mesures agroenvironnementales, sont liées à un territoire, bassin versant, parc naturel régional d'Armorique, site de Langazel..., d'autres peuvent être souscrites sur l'ensemble du département.

Préserver les prairies

"La PHAE, la prime herbagère agroenvironnementale, vise à préserver les prairies et à encourager une gestion extensive et des pratiques respectueuses de l'environnement", détaille Gaëlle Guiocheau, conseillère à l'Adasea, basée à Saint Martin des Champs. A condition d'atteindre une spécialisation herbagère d'au moins 70% et un chargement compris entre 0,3 et 1,4 UGB/ha, une aide de 76€/ha est versée tous les ans, pour une durée de 5 ans. "Il faut s'engager à maintenir des éléments de biodiversité, tels que haies, talus, bandes enherbées..., et à limiter la fertilisation. Et le désherbage chimique est interdit, hormis pour lutter contre les chardons et rumex ou nettoyer les clôtures".

Limiter fertilisation et phytos

Contrairement à la PHAE, la mesure SFEI, systèmes fourragers économes en intrants, concerne l'ensemble de l'exploitation, ateliers d'élevage et cultures arables. Pour être éligible, l'exploitation doit détenir une surface en herbe au moins égale à 55% de la SAU et à 75% de la surface fourragère. Hormis maïs grain et semences, le maïs ne doit pas excéder 18% de la surface fourragère et les achats de concentrés doivent être inférieurs à 800 kg/UGB bovin, 1 000 kg/UGB ovin ou caprin. "Des niveaux maximum de fertilisation et de traitements phytosanitaires ont aussi été arrêtés par type de cultures", rajoute Gaëlle Guiocheau. L'aide est de 130€ par hectare et par an, pour un engagement de 5 ans.

Se convertir à la bio

Les mesures d'aide à la conversion à l'agriculture biologique font également partie des MAE. Versées tous les ans pendant 5 ans, elles atteignent 600€/ha en maraîchage, 350€/ha en cultures légumières de plein champ, 200€/ha en cultures annuelles et 100€/ha en prairies. Les obligations sont simples : respecter le cahier des charges de l'agriculture biologique et, tous les ans, notifier son activité auprès de l'agence bio et fournir la copie du dernier rapport de contrôle réalisé par l'organisme certificateur avec, pour les prairies, une obligation supplémentaire de chargement minimum.
La prime au maintien de l'agriculture biologique, versée elle aussi pendant 5 ans, prend le relais des aides à la conversion. Le montant est moins élevé, 350€/ha en maraîchage, 150€/ha en cultures légumières de plein champ, 100€/ha en cultures annuelles, 80€/ha en prairies. Les obligations sont les mêmes : s'engager à respecter le cahier des charges de l'agriculture biologique et, tous les ans, notifier son activité auprès de l'agence bio et fournir la copie du dernier rapport de contrôle réalisé par l'organisme certificateur.

Protéger les races menacées

Cette aide vise à conserver sur les exploitations des animaux appartenant à des races locales menacées de disparition : Armoricaine, Bretonne pie noire, Froment du Léon... en bovins, Ouessant ou Landes de Bretagne en ovins, porc blanc de l'Ouest, cheval breton ou Cob normand... Le montant est de 50€/UGB/an en espèce bovine, ovine ou porcine, 153€/UGB/an pour les chevaux, avec obligation d'adhérer à l'organisme de sélection ou de conservation de la race.

 

En pratique


Pour tous renseignements complémentaires, vous pouvez prendre contact avec l'Adasea, à Quimper, 5 Allée Sully, au 02 98 52 48 05, ou à Saint Martin des Champs, 5, rue Marcellin Berthelot, au 02 98 88 09 15.

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