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Réussir la transmission avec ses associés

Dans un Gaec, avec des tiers, réussir la transmission, c'est assurer le remplacement des associés à leur départ en retraite. Exemple avec le Gaec de la Vallée à Épiniac (35), qui a su faire face successivement au départ en retraite de deux associés.

De gauche à droite : Yannick Lebeltel, Samuel Quemerais et Jérôme Basle.

La figure "historique" du Gaec de la Vallée aujourd'hui, c'est Yannick Lebeltel. En 2002, il intègre le Gaec qui comptait deux associés, Jean-Charles et Jean-Luc. Yannick, lui, s'était d'abord installé en individuel, sur un site à cinq kilomètres, qui accueille aujourd'hui les génisses. En 2014, Jean-Charles part à la retraite et il faut donc trouver un nouvel associé. "J'étais déjà venu faire des remplacements plusieurs fois ici", explique Samuel Quemerais. "Jean-Charles m'a parlé de son souhait de partir à la retraite. De mon côté, j'avais déjà un projet d'installation, mais qui ne pouvait pas se concrétiser". Le 31 mars 2014, Samuel intègre donc le Gaec officiellement, Jean-Charles ayant assuré la transition en devenant salarié pendant un an. En 2018, nouveau chamboulement avec le départ à la retraite de Jean-Luc. Depuis trois ans, ce dernier était en arrêt maladie, et les deux associés avaient bien un apprenti qu'ils avaient embauché, mais ce dernier est parti s'installer sur son exploitation.

 

Grâce à une annonce sur le RDI

Yannick et Samuel décident de s'inscrire sur le répertoire départ installation et participent aussi aux innov'actions en 2017. "Au départ, on se demandait comment on allait faire pour trouver quelqu'un, car on n'avait pas eu beaucoup de contacts", se souvient Yannick. Jusqu'à ce que Jérôme Basle repère l'annonce sur le RDI. "Je suis d'abord venu voir deux fois l'exploitation et on a décidé ensuite que je commence comme salarié, ce qui permettait à chacun de voir si on pouvait travailler ensemble dans le temps", témoigne Jérôme, qui s'est installé officiellement le 1er janvier 2019. Depuis, l'exploitation a trouvé son rythme et les trois associés ont mis en place petit à petit leur organisation du travail. Yannick s'occupe des génisses et des cultures, Samuel fait la traite le matin, gère les veaux et participe aux travaux dans les champs. Jérôme est quant à lui davantage sur l'atelier lait et fait la traite du soir. L'exploitation compte 235 ha et produit 1,1 million de litres de lait, avec une salle de traite roto mise en service en 2015. Pour les week-ends, ils sont au moins deux à travailler le samedi et travaillent chacun un dimanche sur trois. Et pour l'organisation du travail, "excepté en période d'ensilage, on se voit presque tous les jours au café le matin", conclut Yannick.

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