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CULTURES
Réussir ses semis de céréales

Travail du sol, outils, niveau d'intrants, nombreux sont les paramètres pour constituer son itinéraire technique. Quelques conseils pour les semis de céréales lors d'une journée organisée par la FDCuma 35.

LORS DE LA DÉMONSTRATION
LORS DE LA DÉMONSTRATION
© Terra

Mercredi 28 octobre, à Louvigné de Bais, la fédération des Cuma d'Ille et Vilaine organisait une journée technique autour du semis de céréales. Avant de voir à l'œuvre les différents matériels, les agriculteurs ont pu s'informer sur les nouveautés techniques. Bien réussir son semis demande une structure de sol adaptée. Que l'on soit adepte du labour ou des TCS, des semelles peuvent se produire au passage des outils. Surtout en sols limoneux.
Un profil de sol permet de voir ces éventuelles semelles et leur profondeur. Un changement d'outils, de profondeur de travail, voire le passage d'un fissurateur, permettra de les casser et de fluidifier la circulation de l'eau et le cheminement des racines. Autre allié de la structure des sols, le couvert végétal dont les racines vont éviter la prise en blocs et favoriser la vie du sol. Pour un sol efficace, il faut trouver un juste équilibre entre travail du sol et vie biologique.

Attention aux charges !

En plus des contraintes techniques, le choix d'un itinéraire doit se faire au regard de ses objectifs économiques. Le réseau des Cuma a testé différents itinéraires pour voir si la simplification ne pénalise pas trop le rendement. Un semis avec cultivateur avant et combiné revient à 69 ?/ha et a permis un rendement de 73 quintaux. Le semis à la volée après un travail superficiel revient à 70 ? pour un rendement de 66 quintaux. Le semis avec un semoir à disque et après passage d'un déchaumeur revient à 47 ? pour un rendement de 74 quintaux. Quand le semis est fait à la volée, le coût baisse à 40 ? mais le rendement n'est plus que 64 quintaux.
Face au prix espéré, il faut intégrer ces éléments de décision. Si le blé n'est pas payé cher, est-ce la peine de beaucoup investir dans le semis ? A voir selon le potentiel et le type de sol. De même, on peut modifier le niveau d'intrants pour contenir ses charges opérationnelles. Entre 2007 et 2008, à itinéraire identique, la hausse des matières premières a entraîné une flambée de 50 ? sur ces charges. Avec un itinéraire raisonné, l'agriculture fera de 7 à 8 passages. Avec un itinéraire à bas niveau d'intrants, il n'en fera que 4 à 5 pour une baisse de rendement entre 5 et 15 quintaux.
La réduction d'intrants, protection fongique notamment, passe mieux à l'est qu'à l'ouest de la Bretagne, car le cycle cultural est plus court, les maladies ont donc moins le temps de s'installer. Pour réduire les intrants, il faut avant tout choisir une variété résistante. Ce sera d'autant plus vrai que la parcelle est conduite sans labour. "Quand les rotations sont suffisantes, un itinéraire technique à bas intrants est plus facile à conduire", souligne Soazig Perche, de la chambre d'agriculture d'Ille et Vilaine.

Démonstrations d’entretien mécanique des bords de champs et de cours d’eau

Le réseau Cuma Ouest organise des démonstrations d’entretien mécanique des bords de champs, bords de cours d’eau, et clôtures. L’accent sera mis sur deux innovations : l’entretien des clôtures avec des démonstrations de plusieurs broyeurs sous clôture; l’entretien des bords de cours d’eau. Pour la première fois dans notre région, un broyeur frontal avec éjection de la biomasse sera en action. Ce matériel vient de Hollande où il sert à entretenir les canaux. Ce type d’outil évite l’accumulation de biomasse sur les berges. La végétation ne tombe pas dans le cours d’eau, évitant ainsi les excès de matières organiques et la formation de barrage. Par ailleurs, broyeurs d’accotement et épareuses à rotor seront aussi en action. Une animation autour de la pose de clôture sera également proposée.
Rendez-vous le 19 novembre dans le Morbihan à Naizin, lieu-dit Siviac. Contact : Julie Kerleau, FDCuma (02 97 46 22 44).
Le 20 novembre dans le Finistère à Treflez, lieu-dit Lannevez. Contact : Alain Laurec, FDCuma (02 98 52 49 16)

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