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Rien de tel que la viande porcine française !

A l'appel de la FNP, les producteurs de porcs ont visité, vendredi 3 septembre, des grandes surfaces pour dénoncer les entreprises, notamment les salaisonneries, qui ne jouent pas le jeu de VPF.

Vendredi 3 septembre, dans deux grandes surfaces rennaises, les producteurs de porcs ont étiqueté les marques qui ne mettent pas en avant le porc français et la démarche VPF.
Vendredi 3 septembre, dans deux grandes surfaces rennaises, les producteurs de porcs ont étiqueté les marques qui ne mettent pas en avant le porc français et la démarche VPF.
© Cécile Julien

Alors que leur production n'arrive pas à sortir de la crise, les éleveurs de porcs ne décolèrent pas de voir de la viande importée envahir les linéaires. Vendredi 3 septembre, à l'appel de la FDSEA et des Jeunes agriculteurs, ils se sont rendus dans deux grandes surfaces rennaises (Leclerc Saint-Grégoire et Géant Grand quartier). Leur but : dénoncer les marques qui n'affichent pas le logo "VPF". "Seul ce logo certifie aux consommateurs qu'ils achètent bien de la viande porcine française et garantit une totale traçabilité", expliquent Dominique Trubert et Nathalie Marchand, de la section porcine de la FDSEA. Avec leurs étiquettes "origine inconnue, exigez VPF", les producteurs ont voulu alerter les consommateurs sur l'absence de traçabilité de certains produits transformés. Les mentions "fabriqué en France" ou "transformé en France" trompent les consommateurs car, à aucun moment, elles n'assurent l'origine des produits.

Mettre en avant VPF

Si cette action d'étiquetage, comme toutes celles qui ont eu lieu dans d'autres départements, vise les consommateurs, elle est également tournée vers les salaisonniers. La FNP mais aussi le syndicat de l'abattage et de la découpe veulent que les représentants des salaisonniers reviennent à la table des discussions pour arriver à un accord sur l'étiquetage de l'origine des produits de charcuterie. L'enjeu est de taille : 70% des jambons vendus en France sont importés. Une concurrence que les producteurs jugent déloyale, à l'heure où leurs coûts de revient s'envolent avec la hausse du prix des aliments. Les responsables des grandes surfaces ont été priés de faire remonter la demande de mise en avant de VPF à leurs instances nationales. "Vous savez, nous pouvons juste avoir des exigences d'origine avec notre MDD, prévient le responsable de Leclerc Saint Grégoire. Chaque marque a sa propre politique".

Face aux explications des producteurs sur leurs efforts en terme de traçabilité et de qualité des produits, les consommateurs semblent plutôt réceptifs. Toutefois, bien peu reconnaissent prendre le temps de lire les étiquettes et de se renseigner sur la provenance. D'autant plus quand le prix est en jeu.

Pour permettre aux producteurs de retrouver une juste rémunération, il faudra non seulement combattre les importations mais aussi résoudre l'équation inégale de répartition de la valeur ajoutée au sein de la filière.

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