Aller au contenu principal

Gîtes ruraux
S'adapter aux nouvelles demandes de la clientèle

Même si le nombre de semaines louées ne cesse de progresser, les Gîtes de France entament une réflexion sur l'évolution de leur clientèle et l'adaptation de leur parc pour répondre aux nouvelles attentes.

Avec un parc de 1 354 gîtes, dont 1 071 à la centrale de réservation, l'antenne finistérienne des Gîtes de France se classe dans les trois premiers relais nationaux. "En 2006, chaque gîte a été, en moyenne, loué 16,96 semaines, un chiffre en progression de près de 3% en un an", se félicite Sébastien Baussais, le directeur. Un chiffre qui cache, cependant, de grandes disparités : si les gîtes du Porzay et du pays bigouden, profitant de la proximité de la mer, avoisinent ou dépassent les 19 semaines, ceux de l'Argoat plafonnent à 11,6 semaines.

 

Une clientèle française à 85%

 

A 85%, un chiffre stable d'une année sur l'autre, les clients des Gîtes de France sont français. "En 2007, la clientèle anglaise a légèrement diminué et, à l'inverse, la clientèle allemande a un peu augmenté", note Sébastien Baussais. Une clientèle qu'il devient de plus en plus cher d'aller chercher. "Et leurs attentes ne sont pas du tout les mêmes. Les anglais sont attentifs au jardin, c'est dans leur culture. Mais il sont aussi attirés par les bas prix : ce n'est pas pour rien que les compagnies d'aviation à low cost se sont d'abord développées chez eux. Les allemands, eux, attendent le zéro défaut et sont procéduriers".

 

Et demain ?

 

"Nos concurrents, ce ne sont pas les autres labels mais les campings 4 étoiles ou les villages vacances, avec piscine, animations pour petits et grands, restaurants ou snacks, estime Sébastien Baussais. Pendant les vacances scolaires, ils attirent, comme nous, une clientèle familiale. Et hors saison, les seniors sont de plus en plus nombreux à les fréquenter". Ce qui pose aux Gîtes de France la question de l'adaptation de leur parc. "Aujourd'hui, les gîtes classés trois épis sont très majoritaires, tout comme les gîtes d'une capacité de 4 à 5 personnes. Les gens qui viennent en couple sont-ils prêts à payer pour un gîte trop grand ? Après l'alimentaire ou les voyages, le hard discount va-t-il aussi toucher les locations ?"

Les propriétaires de gîtes sont aussi invités à se pencher sur leurs tarifs. "Il y a parfois des dérapages", reconnaît Sébastien Baussais, qui indique qu'un outil va bientôt être mis à disposition des adhérents des Gîtes de France. "Il leur permettra de mieux cerner les deux composantes du prix d'une location : les charges et l'attractivité du bien, qui ne dépend pas seulement de sa distance à la mer".

Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Terra
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Terra
Consultez les revues Terra au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière Terra
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Terra.

Les plus lus

"Sur les engrais azotés, je ne lâcherai pas"
Déçue sur les dossiers des néonicotinoïdes et du glyphosate, la députée finistérienne LREM Sandrine Le Feur se dit déterminée à…
Des légumineuses bretonnes dans nos assiettes
Graines de pois chiche, haricot rouge, pois et lentille corail sont un bienfait pour l’alimentation humaine et constituent aussi…
La méthanisation, bonne pour la planète ?
Eau, air sol…, quels services ou pas, leur sont rendus par la méthanisation agricole ? Vaste question que celle des aménités et…
La région prend position sur la future PAC
La crise Covid a remis sur le devant de la scène l’importance d’une production agricole locale, ainsi que l’apport de l’…
A Moëlan, le projet de reconquête des friches contesté par le SDPPR
A Moëlan sur Mer, la municipalité a commencé à rendre à l'agriculture une partie des 500 ha de friches que compte la commune, via…
Elevage bio cherche repreneur
A l’occasion du cap symbolique des 1 000 fermes bio en Finistère, le Gab tire la sonnette d’alarme : en bio aussi, le…
Publicité