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Portes ouvertes TCSL
Sans labour : des agriculteurs témoignent

Première d'une série de douze en Bretagne, la porte-ouverte de Ménéac (56) le 20 mai dernier, a réuni une cinquantaine de personnes sur les parcelles de Samuel Le Crom et de René Menier, forts de dix ans d'expériences en techniques culturales sans labour.

A Ménéac, chez Samuel Le Crom le 20 mai dernier
A Ménéac, chez Samuel Le Crom le 20 mai dernier
© Audrey Dibet

Le témoignage de ces deux voisins agriculteurs, à la porte-ouverte organisée par les chambres d'agriculture de Bretagne, donnait déjà un bon aperçu de la diversité des conduites, des matériels, ou des contraintes, rencontrées en techniques culturales sans labour. Sur son exploitation de polyculture élevage, Samuel Le Crom a un assolement classique avec blé, maïs, colza et ray-grass sur 166 hectares. Il dispose d'un semoir combiné avec fissurateur à l'avant, et explique faire "un déchaumage et deux systématiquement avant un colza", car à cause de ses intercultures de RGI, il risque des problèmes de limaces. Pour sa part, René Meunier exploite 150 hectares dont une partie irriguée, sur des rotations longues incluant céréales à paille et légumes. "Je réalise deux déchaumages, et n'utilise que des outils à dents", témoigne cet agriculteur équipé d'un semoir de précision Herriau et d'un canadien muni depuis peu, de dents Vibroflex. "Je travaille en surface, et si je dois descendre à 20 cm, je le fais par étape".

Meilleure organisation du travail

Malgré leurs différences, les deux agriculteurs sont convaincus par le sans labour pour la même raison : le gain de temps. "Avec mes 170 hectares à semer par an en comptant les doubles cultures, je supporte mal de passer du temps sur la charrue", souligne par exemple René Meunier. Désormais, sans le labour, lui et Samuel Le Crom comptent environ 1 heure par hectare pour la préparation du sol et le semis. Il faut souligner cependant qu'ils disposent de parcelles à bons potentiels, saines, et qui se ressuient bien. Dans les deux cas, les agriculteurs apprécient de pouvoir "intervenir rapidement sur les parcelles", et sur "une terre qui se travaille mieux". "Leurs charges opérationnelles sont maîtrisées", remarque Philippe Lannuzel, agronome de la chambre d'agriculture. Les "quelques adventices problématiques doivent être gérées soit par une bonne rotation soit par un changement du programme de désherbage", explique aussi René Meunier. En effet, depuis leur passage au sans-labour il y a dix ans, Samuel Le Crom et René Meunier ont su adapter leurs pratiques culturales. A la porte-ouverte, ils ont partagé leurs points de réussite et leurs difficultés, comme d'autres agriculteurs s'apprêtent à en témoigner lors de prochaines portes-ouvertes (plus de détails sur www.synagri.com - rubrique actualité).

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