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Santé des bovins et courants parasites : Une implication relative !

L’implication des courants vagabonds dans les problèmes sanitaires est connue notamment lorsqu’ils sont d’origine électriques. Le diagnostic d’autres sources de courants vagabonds (telluriques, magnétiques,…) s’avère plus compliqué et leur implication très discutable.

Un exemple de pastille pour neutraliser en théorie les courants vagabonds.
Un exemple de pastille pour neutraliser en théorie les courants vagabonds.
© terranet

Pour faire le point sur les problèmes rencontrés, un groupe de travail rassemblant la chambre d'agriculture, le GDS 22, le Crocit et Groupama a travaillé sur le sujet. 19 élevages suivis par le GDS 22 pour des problèmes de leucocytes et/ou de mammites cliniques et ayant fait appel à un géobiologue ont été enquêtés. Produisant en moyenne 382 000 l de lait, les élevages sont majoritairement en aire paillée (18 sur 19). Le problème initial déclencheur de l'appel a été majoritairement un problème, soit de mammites (46 %), soit de stress (25% des cas) qui regroupe les changements comportementaux inhabituels, comme le refus d'entrer dans la salle de traite.

Des origines identifiées
Diverses origines de courant ont été diagnostiquées par le géobiologue : la présence d'une antenne relais téléphonique (38 %), la présence d'un transformateur électrique (33%), les autres pistes étant la présence de veines d'eau (14%), de roche (3%)..., pour finir par une mauvaise terre ou une mauvaise clôture. La solution envisagée dans la large majorité des cas (81%) a consisté à l'adjonction de matière inerte à des endroits précis (cônes, pastilles de silice, résine ou composite).

Une amélioration dans 41 % des cas
L'intervention a permis une amélioration persistante dans 41 % des cas pour un coût facturé à l'éleveur qui avoisine 1 000 € (de 200 à 2 500 €). L'étude des résultats leucocytes/mammites montre des résultats inférieurs à la moyenne régionale mais le recul par rapport à l'intervention est très variable. Beaucoup d'élevages ont modifié d'autres éléments censés améliorer leur situation sanitaire.

Des courants électriques, oui mais...
La conclusion de cette étude indique que les courants électriques peuvent aggraver une situation notamment en créant du stress. Le bovin est très sensible aux courants électriques. Même si l'échantillon enquêté reste limité, il semble que les modalités d'intervention (démarche, coût,...) et les résultats sont très variables.
Enfin, les règles d'installations électriques sont à prioriser et il convient de veiller à la bonne mise en pratique de la prévention de base : hygiène, réformes des incurables, traitement, gestion de l'ambiance du bâtiment, bon fonctionnement de la machine à traire...) Les phénomènes électriques n'étant que des amplificateurs de problèmes déjà existants.

Dans la majeure partie des cas, le diagnostic électrique fait apparaître des éléments non conformes sur la qualité de la prise de terre, la présence de clôtures mal placées ou encore la mauvaise connexion des différentes masses métalliques. La première chose consiste à établir un diagnostic précis. Le diagnostic électrique fait par le Crocit sur les installations de traite neuves et le GDS 22 dans le suivi « mammites » ainsi que le diagnostic d'ambiance, l'analyse de la conduite et le contrôle de la machine à traire permettront de préciser le fonctionnement dans l'élevage. Ce sont des étapes préalables à une intervention d'un géobiologue. En tout état de cause, celui ci doit traduire ses propositions par un écrit et un suivi dans le temps.

 

Enquête de l'Institut de l'Elevage
"Attention à la conformité des installations"

Une enquête, faite en 2004 auprès d'une quarantaine d'exploitations qui avaient contacté un géobiologue, montre que dans les 2/3 des élevages, l'équipotentialité des masses n'était pas respectée (toutes les masses métalliques à la même terre), dans 90 % des élevages la présence de champs pulsés en salle de traite (expliquée par un mauvais positionnement des clôtures électriques), dans près d'un quart des élevages la qualité de la prise de terre était médiocre. Suite au passage du géobiologue, le taux d'amélioration est proche de 25 %.

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