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Sauter du poisson à la poule

Le parcours des agriculteurs costarmoricains réserve parfois quelques surprises. Pisciculteur sur L'Harmoye, Patrick Hamon est aujourd'hui à la tête d'un élevage de 133 000 poules pondeuses à Saint Martin des Prés. Reportage.

Patrick Hamon entouré de ses 133 000 poules pondeuses sur son exploitation de Kerdoret à Saint Martin des Près.
Patrick Hamon entouré de ses 133 000 poules pondeuses sur son exploitation de Kerdoret à Saint Martin des Près.
© Lucie De Castro

En apparence, l'aviculture et la pisciculture n’ont pas grand choseen commun. Et pourtant, Patrick Hamon a fait les deux. Un grand écart qui s'explique par son histoire. Une histoire marquée par des tourments mais qui démontre une détermination et une passion forte pour l'agriculture. Devenu récemment co-président départementalde la section oeuf à la FDSEA22,Patrick souhaite défendre la profession avicole.

Une route à deux voies

En 1985, Patrick décide de créer un élevage de truites en étang à Cartravers situé à L'Harmoye. Une opportunité à deux pas de chez lui qui lui permet de se lancer dans la profession avec 22 hectares de terre et 1,6 hectare d'étang. Quatre ans plus tard, les parents de l'éleveur partent à la retraite et offrent la possibilité à Patrick de devenir aviculteur avec un élevage de 20 000 poules pondeuses au Bois Boscher à Merléac. L'occasion pour le pisciculteur de reprendre le flambeau familial et de travailler en collaboration avec sa femme Elisabeth. A la tête de deux exploitations,l'une en poisson et l'autre en poule, il décide de développer sa double activité en reprenant d'une part une poussinière de 2 000 m²,et d'autre part, en s'associant avec un pisciculteur détenteur d'un atelier de transformation de truites. Une envie effrénée d'entreprendre qui a conduit Patrick à stopper son activité d'élevage de truites en 2004 suite à des problèmes de santé.

La Ferme de Kerdoret

A l'origine, la ferme de Kerdoret était composée de deux bâtiments à mettre aux normes et de 24 hectares. En 2010, Patrick et Elisabeth décident d'acheter l'exploitationet de faire les mises aux normes bien-être. Ils ont donc aménagé les cages en installant perchoirs,nids, bacs à poussière et grattoirs dans chaque cage pour un des bâtiments et en investissant dans des cages neuves pour l’autre. Uninvestissement qui a été réduit à néant après un incendie déclaré huit jours après la première mise en production dans ce dernier bâtiment. Suite à cet événement, la décision a été prise de ramener le cheptel de Merléac à Kerdoret.C'est ainsi que le nombre de poules pondeuses est passé de 108 000 à 133 000 sur Kerdoret uniquement. Deux salariés à temps plein travaillent avec eux et Patrick estime que désormais le site est en mode"croisière" avec ses 125 000 oeufs produits chaque jour.

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