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Sécuriser bâtiments d’exploitation et habitations à l'aide d'une caméra

Quel type de caméra choisir pour quels besoins : Sébastien Sérandour, conseiller en informatique et nouvelles technologies, a livré ses conseils à des agriculteurs du secteur de Carhaix.

Si vous voulez dissuader les éventuelles effractions ou visites, il peut être conseillé de placarder des panneaux, à différents endroits, de type "locaux sous surveillance".

Le mardi 29 octobre s’est tenue, à la chambre d’agriculture de Carhaix, une réunion d’information sur la sécurité des locaux professionnels et personnels ainsi que des troupeaux. Cette réunion, organisée à l’initiative du conseil d’administration et de la commission agriculture au féminin de Res’agri Centre, a été proposée car les agricultrices et agriculteurs sont de plus en plus confrontés à des vols dans leurs maisons et leurs locaux professionnels. Ils doivent également faire face à des intrusions voire à des dégradations. Par ailleurs, la surveillance des animaux par des moyens modernes peut également leur faciliter la tâche au quotidien.

 

Plusieurs types de caméras

Deux types de caméras existent : les analogiques et les IP. Les premières semblent aujourd’hui dépassées. Leur qualité d’image et les distances de visualisation moins longues font que beaucoup d’utilisateurs leur préfèrent en effet les secondes. Les IP ou Internet-Protocol recèlent bien des avantages dont celui de numériser le signal et de le diffuser sur un réseau existant et de le rendre accessible via internet. Par ailleurs, les images sont de bien meilleure qualité et la caméra peut avoir un angle de rotation de 360°. Deux inconvénients cependant que souligne Sébastien Sérandour : les caméras IP nécessitent une connexion internet suffisamment rapide et seront câblées (préférer des câbles de catégorie CAT5 voire CAT6 de meilleure qualité). Par contre, les caméras wi-fi, qui utilisent également l’IP, seront sans fil. Elles peuvent fonctionner la nuit grâce à un système de détection de mouvement et, selon les modèles, résistent à l’eau.

Ces caméras wi-fi ont une distance maximale de transfert de 100 mètres à condition qu’il n’y ait pas d’obstacles tels que des bâtiments, des arbres volumineux… Si c’est le cas, il existe une parade en installant des répéteurs wi-fi qui sont des sortes de box relais. L’énorme avantage de ce type de caméra est qu'on peut visualiser les troupeaux, les locaux professionnels et locaux privés sur un smartphone, une tablette ou un ordinateur.

 

Les critères de choix à l'achat

Les critères à prendre en compte afin que cet outil de travail réponde aux besoins de chacun sont multiples. Sans être exhaustif, il faut être attentif à l’étendue du champ et de l’angle de vision, à la portée du signal, à la résolution de l’image, au niveau de résistance aux intempéries (surtout s’il y a une utilisation extérieure), à la solidité du système anti-vandalisme, la possibilité d’enregistrement des images de jour et de de nuit, la présence ou non d’une fonction "sirène"… Autant de points qu’il est nécessaire d’analyser avant tout achat. La compétence de Sébastien Sérandour en la matière a permis aux agricultrices et agriculteurs présents d’être conseillés et bien renseignés quant à leurs futurs achats.

 

Rés'agri

Le bon emplacement

L’autre point non négligeable est celui de l’emplacement qui implique que la caméra ne doit pas filmer un espace public. Il est également conseillé de faire en sorte que la ou les caméras de protection des locaux ne soient pas trop visibles. Pour autant, si vous voulez dissuader les éventuelles effractions ou visites, il peut être conseillé de placarder des panneaux, à différents endroits, de type "locaux sous surveillance". Les visiteurs qui ont de mauvaises intentions sont alors prévenus…

 

Rapport qualité/prix/rentabilité

Enfin, et c’est souvent le critère de choix prépondérant : le prix. Selon les spécificités citées plus haut, les prix peuvent aller du simple au triple, le plus cher n’étant pas toujours le plus performant. Il faut surtout choisir l’outil qui corresponde aux besoins. Cette agricultrice qui a investi dans un système voilà plus de vingt ans en est très satisfaite : "C’est vrai qu’à l’époque, ça nous a coûté cher. Mais au final, compte tenu du nombre de veaux et de mères sauvés, notre investissement a été rentabilisé très rapidement. Sans compter la tranquillité que cela nous a procurée. De plus, notre appareil fonctionne toujours. C’est qu’il est performant et de bonne qualité. Nous n’avons jamais regretté notre achat".

Ces deux heures passées à la chambre d’agriculture de Carhaix ont également été "un bon investissement" pour les dix exploitantes et exploitants présents. Leurs futurs achats n’en seront que mieux réfléchis et plus aisés.

 

 

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