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Semaine des Cuma, quatre rendez-vous

Quatre secteurs et quatre rendez-vous pour échanger et renforcer le réseau des Cuma, c’est ce que propose dès le 7 février, la fédération des Cuma du Morbihan. En question, "comment répondre aux besoin de main-d’œuvre dans les exploitations". Avec à la clé, des témoignages, des retours d’expériences et les déclinaisons possibles localement.

Quatre secteurs et quatre rendez-vous pour échanger et renforcer le réseau des Cuma, c’est ce que propose dès le 7 février, la fédération des Cuma du Morbihan.
Quatre secteurs et quatre rendez-vous pour échanger et renforcer le réseau des Cuma, c’est ce que propose dès le 7 février, la fédération des Cuma du Morbihan.
© CLC

 

 

"Ce n’est pas le tout de grossir. Mais assumer l’ensemble des tâches d’un élevage ça devient de plus en plus compliqué", constate, avec ses collègues, Jean-Michel Roger, président de la FD Cuma du Morbihan. La question n’est pas nouvelle, mécanisation, robotisation et délégation sont le trio gagnant d’une équation qui pour autant, en période de vaches maigres, gène à titre individuel. Alors, "mutualiser reste toujours aussi opportun économiquement", répètent à l’envi les responsables des coopératives d’utilisation de matériels, études à l’appui. "Faire faire coûte toujours moins cher que de faire avec son propre matériel", insistent-ils, plaidant pour la cause de la mutualisation par et pour des agriculteurs en groupe.

Nouvelles activités

"On reste à l’écoute des besoins". Et c’est notamment sur le désherbage mécanique qu’ils se sont exprimés. "Avec les restrictions d’utilisation et on n’a plus forcément envie d’utiliser tous ces produits", pointe Jean-Michel Roger. D’où la reprise au bond de l’idée d’un adhérent de la Cuma des 5 clochers au Roc-Saint-André. "Il est passé d’un élevage d’œufs en cages aux grandes cultures en bio. Il avait besoin de matériel spécifique de désherbage mécanique. Ça pouvait intéresser d’autres adhérents sur une technique très pointue. Alors on s’est dit pourquoi ne pas proposer de la prestation complète", rapporte Jean-Michel Roger. Une prestation qui pourrait attirer de nouveaux adhérents, option dynamisante.

Nouveau statut

Une piste intéressante parmi celles qu’explorent les Cuma et dont il sera question lors de ces rencontres. Parmi elles, côté main-d’œuvre, celle offerte par la reconnaissance du statut de groupement d’employeur des Cuma. "Pour les éleveurs laitiers qui voient leur charge de travail exploser, le complément de main d’œuvre nécessaire pourrait se marier avec la main d’œuvre des Cuma, pour la sécuriser", relate le président de la FD Cuma du Morbihan. Trouver une complémentarité entre aimer les vaches et le matériel, une solution "qui doit être complémentaire avec celles existantes dont Solutis emploi", rappelle Dominique Guého, directeur de la structure. Ainsi l’exemple de la Cuma de Férel qui, l’an passé, a créé un poste de salarié intervenant dans les exploitations adhérentes.

Des pistes à retrouver lors de cette semaine des Cuma, dès le 7 février à Guénin.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En chiffres

En 2017, l’investissement des 160 Cuma du réseau est reparti à la hausse avec 8,24 millions consacré à l’achat de matériels, "dont 3 automotrices pour l’ensilage" sur le chantier récolte qi se renforce. La prudence reste de mise en matière d’emploi avec un recul de 4 ETP, le nombre d’ETP étant passé de 72 à 68 en 2017.

cumalink.fr, pour échanger

 

Pour faciliter les échanges entre les Cuma du réseau ouest, cumalink, nouveau site collaboratif du réseau des Cuma, vient d’être lancé. "Ce sont 2 500 Cuma qui donnent de la visibilité sur les 60 000 matériels dont elles disposent. Ce n’est pas rien", estiment les responsables des Cuma du Morbihan. Localisation et dénomination des Cuma, inventaire de leurs matériels, prestations disponibles, contacts avec un référent... "En un clic, c’est l’état des lieux du réseau des Cuma et de ce qu’elles offrent", apprécie Jean-Michel Roger, président de la FDCuma 56. L’application est aussi déclinée pour le smartphone.

Prenez dates

Mercredi 7 février : 11h, ets Somia, ZA de Bonvallon à Guénin

Jeudi 8 février : 11h, Cuma des 5 clochers, la ville aux figlins au Roc Saint-André

Jeudi 22 février : 11h, Cuma des 4 vents, la bonne façon à Nivillac

Mardi 27 février : 11h, ets odic, ZA de Guerneac’h à Gourin

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