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Séparateur de phase en Cuma, pourquoi pas!

Un troupeau laitier qui augmente, un stockage des effluents en fosse qui arrive à saturation...et des périodes d'épandage qui se réduisent, ce cas de figure est de plus en plus partagé dans les exploitations. La solution collective pour les lisiers pourrait s'imaginer avec séparateur de phase en cuma. Idée et démonstrations lancées.

 

De 80 vaches actuellement, "le troupeau va s'agrandir, je vais saturer mon bâtiment mettre deux robots de traite. Ma fosse sous caillebotis fait 600 m3. Le lisier y est brassé. Je réfléchis de mon coté à des solutions mais ça coince par rapport au volume de la fosse. Il y a des tas de contraintes", reconnaît Jean-Pierre qui accueille, en ce 19 mars, l'une des deux démonstrations de séparateur de phase que la FD Cuma a organisé, la semaine passée, à Nivillac et Ploeren. "La problématique est la même dans beaucoup d'exploitations laitières qui se préparent à l'après quotas et qui ont augmenté leur cheptel. Elles se retrouvent en limite de capacité de stockage. Il faut soit créer une nouvelle fosse, soit séparer les phases et gagner de la place", dépeint Christopher Brachet de la FDCuma 56. "Les responsables de Cuma s’interrogent sur ce sujet en essayant de trouver des solutions intéressantes et fédératives pour entretenir la dynamique cumiste. D'où l'idée du séparateur de phase mobile, se déplaçant entre adhérents de Cuma et pouvant traiter du volume", enchaîne le technicien. "Il n'y a pas encore d'exemple en Bretagne, on amorce le sujet".

 

Réduire les volumes stockés

Posé sur une remorque, le séparateur de phase est entré en action. Éliminé à l'avant sur le godet du tracteur, l'extrudât, débarrassé de toute odeur, s'entasse quand, à l'arrière, la partie liquide du lisier retourne à la fosse. "Attention c'est un outil de séparation de phase, pour réduire les volumes en cas d'augmentation du cheptel sans toucher à la structure de l'exploitation. Ce n'est pas un outil de traitement ", détaille Bruno Castel de la société Kerboas, concessionnaire des marques Bauer et Börger. Suivant la nature des effluents et leur brassage, le volume traité peut aller de 25 m3/h pour les plus liquides, à 5 m3/h pour les plus pailleux. "Pour une fosse de 1000 m3 avec 10 à 30 vaches de plus, avec le séparateur de phase vous récupérez 300 m3 de disponibilité", relève le représentant, "pour un coût qui varie en poste mobile de 60 000 à 120 000 euros".

Claire Le Clève

 

 

 

 

 

 

Séparateur de phase

Le principe est simple, installé sur une remorque, facilement tractable, le séparateur de phase pompe dans la fosse le lisier qui passe entre vis sans fin et tamis. La partie solide est alors séparée de la partie liquide. La phase liquide, débarrassée de débris, repart à la fosse ou peut être redirigée dans une tonne où elle est facilement épandable avec rampe à pendillards. La phase solide peut être stockée en fumière ou remorquée au champ.

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