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Séremor/Solutis : l’intégration professionnel, défi à relever

Accueillir les nouveaux profils de salariés, non issus du milieu sur les exploitations agricoles, est le prochain défi à relever pour le service de remplacement du Morbihan Seremor/Solutis-emploi. L’association l’a pointé à l’occasion de la journée pour l’emploi, lundi à Vannes.

Pour témoigner de leur parcours d’intégration au sein de Seremor Solutis, Brian Emeraud et Audrey Pruvost avec Adrien Nicolas, producteur de porcs, ancien salarié installé, exploitant accueillant des stagiaires, avec Xavier Raffray du Sérémor.
Pour témoigner de leur parcours d’intégration au sein de Seremor Solutis, Brian Emeraud et Audrey Pruvost avec Adrien Nicolas, producteur de porcs, ancien salarié installé, exploitant accueillant des stagiaires, avec Xavier Raffray du Sérémor.
© Claire Le Clève

 

 

"Tous les corps de métier recrutent. La tension est forte sur l’emploi salarié avec aujourd’hui un effet de bascule de Seremor sur Solutis. On s’y attendait. Maintenant, nous devons faire face en intégrant notamment de nouveaux profils", situe Pierre-Yves le Bozec, président de Séremor Solutis.

Recruter, intégrer, former, fidéliser

Comment attirer, former, accompagner et fidéliser de nouveaux salariés dans les métiers de l’agriculture qui recrutent  mais peinent à trouver des recrues ? C’est tout l’objet d’une intégration réussie. Pour Seremor/Solutis, l’enjeu en est primordial. "C’est le prochain défi que nous avons à relever", appuie Pierre-Yves Le Bozec, président de la double structure, service de remplacement et groupement d’employeurs. Pour l’accompagnement au démarrage et à la montée en compétence de ces nouveaux profils, 8 500 heures ont été investies en 2018 avec des actions tels la POEP (2 500 h de préparation opérationnelle à l’emploi en production porcine), l’accueil de cinq apprentis et 4 000 heures de mise en situation sur des exploitations accueillantes, des stages de tutorat interne sur 2 500 h. 56 salariés ont ainsi été intégrés en 2018 (24 pour le Sérémor, 32 pour Solutis), "s’ils restent dans le métiers c’est du positif pour l’ensemble de la filière", appuie Sophie Jamois, directrice.

Apprendre à former

L’effort est conséquent mais payant. "Un salarié avec qui on a pris le temps de construire, on le retrouve dans sa fidélité", appuie un exploitant tuteur. "Il faut compter un an à 18 mois pour consolider l’expérience d’un candidat novice avec des formations ciblées", note Xavier Raffray de Séremor. Un accompagnement essentiel, "ces profils n’ont pas forcément les codes du milieu agricole", poursuit-il. "Les débuts étaient plus durs. Mais quand les agriculteurs voient l’envie et la motivation, ils savent alors qu’ils peuvent laisser leur ferme", témoigne Brian Emeraud, non issu du milieu agricole, embauché depuis 4 ans au Sérémor, intégré par deux ans d’apprentissage. Un chemin de montée en compétences "qui se construit". Une diversité de profils que beaucoup considèrent comme une richesse pour l’agriculture. Mais la réforme de la formation professionnelle modifie la donne en terme d’apprentissage, "avant de former nos jeunes, on va devoir former nos agriculteurs à former des gens", pointe Michel Guernevé, trésorier du Sérémor.

Claire Le Clève

 

 

 

 

 

 

Effet de bascule

 

Stable dans son nombre de jours d’activité, près de 28 000, la répartition évolue avec un "effet de bascule" de près de 40 % (près de 85 000 heures d’emploi partagé) aujourd’hui en faveur Solutis, groupement d’employeur, qui prend de l’ampleur. Une progression, avec des besoins accrus. Pour recruter de nouveaux profils de salariés, et les accompagner :1 062 jours de formation. "Ça demande de plus en plus d’investissement, de l’énergie. C’est notre rôle, cela contribue à ce que des gens entrent dans le métier et c’est positif mais cela n’est pas facturé", pointe Pierre-Yves Le Bozec. Les interventions de Séremor concernent en premier lieu le remplacement accident maladie, pour 17 500 jours ( dont 64 % pour l’accident maladie, 14 % pour les vacances, 9 % pour la maternité et paternité). Pour faire face à ses missions, près de 175 salariés.

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